‹ RéflexionsChapitre 20 sur 109 · MÉDITATI0?9 SUR. LA PASSION DE N. S · texte numérisé non relu

MÉDITATI0?9 SUR. LA PASSION DE N. S

blable. Une grande sainte mit une couronne d'épines y qu'elle s*çnfonça dans la tête , pour se faire une image plus vive de ce tourment , et pour s'exciter à Tamour de son ëpoux y qui le premier avoit commencé à en faire autant pour elle. Saint François désira de porter aux pieds, aux mains et au* côté les marques des clous et de la lance de Jésus-Christ , et de sentir les mêmes impressions de douleur que le Sauveur avoit senties ; et il fut exaucé. Si notre santé est foible y notre pénitence sera de nous aimer dans cet état , de ne jamais nous plaindre , et de prendre les remèdes comme Jésus-Christ prit le vinaigre et le fiel. Mais quelque foibles que nous puissions être y il: faudra prendre toujours garde de nous flatter : nous nous soumet-trous à toutes les mortifications ordonnées par nos règles y ou ménagées par la Providence r et quand nous nous arrêterons , ce ne sera jamais que par le conseil de ceux qui nous représentent Jésus-Christ , et qui n ont auprès de nous aucun intérêt à ménager que celui de notre sanctification et de notre perfection. Nous pourrons faire nos pénitences par des vues de satisfaire la justice de Dieu ; mais il est bien plus parfait de les faire par amour pour Jésus-Christ^ à qui nous voulons ressembler. Du moins ne faut-il jamais manquer d'unir nos souflrances aux siennes , si nous voulons qu'elles soient méritoires devant Dieu. Ainsi pourrons-nous imiter la vie souffirante de Jésus-Christ

CON^DÉRATIONS

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