Mon esprit est transporté de joie dans Dieu mon Sauveur
Un prophète avoit dit qja'il seroit comblé de
(x) JoaB. 4* 34*
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joie dans Dieu son Sauç^ar (i) ; il parloit d'évétiemens futurs, et Msurie les volt accomplis dans elle. La joie pure et sans mélange résulte de la paixde i'ame et de la jouissance d*un grand bien«; sans Fificorxl de ces deux sentimens, il reste dms le cœur un fonds de tristesse qui empêche ou qui rrprime sts transports ; Marie possède le Bien de la paix , et son ame est ia^- . limement unie à Tauteur dé tous les biens.
Quelles délices inefl&bles goûte cette sainte Mère de Dieu ! c'est son esprit qui est inondé de }oié4 loin d'elle >ces^mauvemeiis impétueux qui troublent plutôt qu'ils n'accompagnent les plaisirs du monde* L'intelligence sublime de Marie pé^ nètre les grands motifs de sa joie dans le mys^ tère qui s'accomplit dans son sein ; elle voit l'é* vénement des prophéties, la défaite des puissances des ténèbres, le Ciel réconcilié avec la terre, la route du salut ouverte à tous les hommes.
Ah ! sainte Mère de mon Dieu , il ne m'est pas donné de concevoir détendue et la pureté de votre joie, je n'aspire pas à un état si délicieux ; mais obtenez-moi, par votre puissante intercession , quelques gouttes de cette onction intérieure qui fait le bonheur des saints sur la terre , et qui les prépare aux délices de la bienheureuse éternité.
3. Parce qu'il a jeté les yeuoù sur la bassesse de sa serçanti ; car désormais je serai appelée bienheureuse dans toutes les générations* Marie est Mère de Dieu , et elle ne prend
(x) Habac 3. i8.
SUE LE KAGNIFXGÀT. ïï/^t
que le titre de son humble servante ; elle sait qvte toutes les généraSions Vq^lUponibienheu-^ reuse , et eNe attribue cette prérogative aux regards que Dieu a plaigne jeter sur sa bassesse ; elle propkëtise sur le bonheur qu elle aura d*è^ tre honorée dans tous les siècles , eV elle en rapporte toute la gloire aux mîsérieordes dn Très-Haut. Quel concert -de gramdeor et d^humilite 1 Jamais Tesprit de prophétie n a été communiqué à une aroe si pénétrée de son néant ; et jamais prophète n*a prononcé avec tant de certitude sur ses destinées futures. Quelle magnificence dans cet oracle : Toutes les giuéraliens m* appelleront bienheureuse! Il faut qn avant la consommation générale , tous lès peuples reconnoissent Marie comme Mère de Dieu , et qu'ils là félicitent de son bonheur. Cette pré- Action s'est vérifiée en grande partie , mais non généralement encore: cW le cours des siècles qui en verraraccomplissement parfait; les noms de Jésos-Christ et de Marie seront portés partout jusqu'au moment où tous les ennemis de THomme^Dieu seront réduits , selon lexpression du Prophète (i) , à lui sentir de mareke^pied. Mais suffit-il d'appeler Marie bienheureuse?
Le monde , tout pervers qu'il est , ne lui refuse pas ce titre; et il nen est pas moins réprouvé de Dieu. Si je veux remplir toute l'étendue de la prédiction , je dois m'appliquer non le bonheur de Marie , mais ses vertus , mais son humilité profonde , mais sa tendre reconnoissance
envers Dieu , mais sa patience héroïque dans les adversités , mais son ardent amour pour Jésus-Christ : le bonheur dont elle jouit ne peut appartenu* qu'à elle , mais ses exemples peuvent faire le bonheur d^ toutes les générations.
4. H s^ est fait en moi de grandes choses , c'est le Tout'Puissant j c'est celai dont le nom est saint gui les a opérées.
Nulle intelligence humaine ne p^ut atteindre la hauteur du mystère opéré dans le sein de Marie; elle-même n'entreprend pas de TexpUw quer , elle se contenté de dire qu 'il s ^ est fait de grandes choses dans elle, et que le Tout-Puis^ sont en est l'auteur. Cest à ce moment qu'elle comprend toute retendue de cette parole de Fange : Uny a rien d'impossible a Dieu (1).
Elle rend un hommage profond à cette puissance infinie , et elle ne la dijStingue pas du saint 72()/^ de Dieu , parce qu'jslle sait que Dieu et le saint nom de Dieu sont une même chose , que Dieu est celai qui est, comme spn nom est Celui qui, est ; vérité sublime , qui fut révélée à Moïse (2) , et dont Marie pénétroit , encore mieux que ce législateur, la force, les rapports et les conséquences. O toute-puissance, ô saint nom de Dieu , qui élevez une simple créature à la maternité divine , qui unissez au sang de Marie le Verbe éternel par qui vous avez créé l'univers , qui choisissez cette fille de David pour donner au monde le Dés^*é des nations , l'attente des patriar<:hes, le restaurateur des
(i) Luc. I. 37. — (a) Exod. 3. ï4.
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siècles , ]ê vainqueur de la inor| , V auteur du salut ! Père des miséricordes ! si Jésus-Christ est notre unique médiateur auprès de vous , re-^ cevez aussi les vœux que Marie vous offre pour nous et pour toute TEglise , qui a commencé par elle , et qui doit vous bénir avec elle dans le royaume préparé à vos élus.
5. Sa miséricorde se répand de race en race sur ceu^ qui le craignent.
La miséricorde de Dieu est comme l'essence de Dieu ; invariable et infinie. îNous voyons les générations des hommes s'éteindre les unes après les autres ; mais la miséricorde divine subsiste et se manifeste de générations en générations. La bienheureuse Vierge a des vues sublimes sur la durée éternelle de Dieu ; trois fois dans son cantique elle en rappelle la mémoire: elle se voit, par le choix que Dieu a fait d'elle , destinée à être appelée bienheureuse dans tous les siècles ; elle voit la miséricorde de Dieu répandue sur tous les siècles. Que nos idées sont basses , rampantes et bornées ! Nous ne regardons que le moment présent , soit pour nous en plaindre , soit pour former des projets qui doivent s'anéantir l)ientôt : Marie ne s'occupe que de Vétemité de Dieu ; elle ne considère que les bienfaits qu'il ne cesse jamais de répandre sur les hommes. Mais qui sont ces hommes comblés des miséricordes du Seigneur ?r^ sont ceux qui le craignent , ceux qui portent partout le souvenir de sa sainte présence, et la résolution de ne le pomt offenser. Sur qui jèterai-je
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mes regards , ^i-W par san Prophète (i) ? sur le pamre^ sur le cœur humble ^ sur l Aoram/e qui craint ma pwrole.
Cfi saint cantique est comme divisé en trois parties, dont la première contient les cinq verseta qui viennent de m'occuper : ils ont pour objet les grâces particulières dont le Ciel a comblé la sainte Vierge; c^estd^elle^-même^ue Marie parie à Dieu , c'est pour elle-même qu elle témoigne sa reconnoissance. Dans la seconde p^fftie » qui remplit les trok versets isuivans, il s'agit des bienfaits géaéraux que Dieu a verséa sur son peuple , et des châtimens dont il a £rappé les orgueilleux et les injp*ats. Enfin les deux derniers versets. regardent directement le mystère ineffable de la rédemption d'Israël et de tout le genre humain : ces cinq versets seront la matière d'une autre considération.
£n terminant celle-ci , je suis péoétré de trois s^timens , que je dois, sans doute,, à la protection de cette sainte Mère de Dieu, i.^ J'ad* mire Thumilité , la modestie , la douceur qui résultent de toutes ses pensées ; son style même porte l'empreinte de ces aimables vertus : n.^ je reconuois la science profonde qu'elle a des saintes Ecritures ; il ne se trouve presque pas un mot , dans ce cantique , qui ne soit une imita* tion fidèle du langage des prophètes : 3L* j'éprouve' une satisfaction iutérieure d*appartenir à la véritable Eglise de Jésus -^ Christ , laquelle seule rend d'une manière excellente et
(x) IM. 66. 9.
parfaite
SUR LE MAGNIFICAT. i45
parfaite le tribut de vénération qui est du à Marie conformément à la prédiction qu elle en a faite.
S. Il a dépîofé ia force de son bras ; il a dis^ sipé les desseins que les orgueilleux formoient dans leur cœur,
Marie étoit d'autant plus concentrée dans l'humilité , qu'elle connoissoit mieux la grandeur de Dieu ; et elle avoit d'autant plus dldée. de cette grandeur , qu'elle s'occupoit plus de sa propre bassesse. Un des grands effets de la puissance divine est de dissiper les desseins des orgueilleux , de faire servir même ces desseins à leur humiliation. "Marie avoit présens à son es- ' prit tous les traits des saints Livres où Ton voit l'orgueil des ennemis de Dieu dompté, détruit , anéanti ; Pharaon submergé dans la mer Rouge ; les rois de Ghanaan soumis au peuple de Dieu ; Saiil dépouillé de la couronne et de la vie; Aman livré au supplice qu'il préparoit à Mardochée ; Holopheme tombant sous la main d'une femme ; Sennachérib frappé au moment qu il se croyoit maître de Jérusalem ; Nabuchodonosor réduit au rang des animaux ; Balthasar jugé et condamné dans un festin ; Antlochus dévoré dé chagrins, et consumé par une maladie honteuse. La Mère de Dieu pénétroit également dans les événemens futurs; elle voyoît l'orgueil devenu tôt ou tard victime de lui-même, et le Seigneur seul toujours grand , toujours puissant, toujours immuable dans ses décrets. Quel contraste entre celui que Marie
OEuvr. spir. V. G
pocte dans son sein , et les orgueilleux de Um les siècles I Ceux-ci sont écrasés dans cette vt ou dans Tautre sous le poids de leur prétendue grandeur ; et le fils de Marie, qui s'est fak /m» vre^ abject^ malédiction^ pour notre amour, voit toute puissance dans le Ciel, sur la terre ei iau les enfers fléchir le genou devant lui{\) « O hn- » miliations précieuses , s*écrioit saint Asgiu- » tin (2) l elles ont dompté les nations , elles I » ont soumis les rois et les peuples an joug de I » Jésus -Christ ; elles ont f^it de l'Eglise a 1 » grand arbre qui s*élève au-dessus des cèdra » du Liban , et dont le sommet va se perdre' » plus haut des cieux. »
7. // a fait descendre Us grands de leur trlkii^ et il a élevé les petits.
Les saints Livres et même l'histoire damondc fournissent bien des exemples de grands abaîa* ses, et de petits élevés au faîte de la gloire : cet événemens sont l'ouvrage de la main de Dieo, et la Vierge ne voyoit que cette mmn puissante dans toutes ces révolutions qui. étonnent si fort les hommes. Mais Marie n'ignoroit pas qn'ca cette vie le Seigneur n'exerce ni sa puissance, m sa justice dans toute leur étendue. Une dei grandes preuves de la vie future est que tontes choses ici- bas ne sont pas à leur place ; qne b vice y est soavent honoré et la vertu méprisée; que l'homme de bien gémit dans l'oppression 1 tandis que le pécheur jouit des avantages^ Uuttf
(1) Philip. XI. 10.
(a) Seno. 44 »n.* a.
SUR LE MAtrKtFIGAT. V^
porels. Il' doit donc y avoir un moment où Ik justice divine remette tout dansl'ordre ; et c'est alors que les petits , qui auront été cachés dans lé sein deDirâ , sm)nlrevêtbsrdb çbire , et qufe les grande , qui' auront abusé de leilr pouvoir , seront couverts de confusion. Q'ù^iry a de sa^ gesse dlins Tordre présent des choses humaines ! tout y est dans Patiente , rien n'est au' terme. Si le& ennemie de Dieu étoient toujoursr punis , si ses amis iét oient toujours récompensés sur Ik terre, qu'y anroit-il à craindre ou à espérer pour Fétemité ? et cette éternité est cependant le terme unique vers lequel nous nous avançons à chaque moment. La sainte Mîère de Dieu considéroit plus Tétat du monde futur que celui du inonde présent ; elle portoît dans son' sein h roi de tous les siècles , le maître de riëtemité ; elle siavoit qu^il venoit rompre les liens qui nous attachent- à la terre , qu'il venoit condamner lé monde qui nous détourne, par ses illusions , de lia routé du wai bonheur. Ah t cette fille dé David n'aspiroit pas au trône de ses ancêtres ; elle comptoit vivre dans l'obscurité et^ dans les tribulations : mais elle envisageoit le moment où toutes les générations l'appelleroient bienheureuse ; et cet oracle ne devoit être accompli que qiiand elle auroit été couronnée de glbire dans le Ciel:
8. // a comète de biens ceux qui étùient dans la disette , et les riches , il les a renvoyés dénués dé tout.
Marie tient ici le même langage que la mère
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de Samuel , lorsque le Seigiieur l'-eut consolée par la naissance de ce prophète. Le Seigneur , disoit-elle (i) , a rassasié ceux qui avoient faim ^ fit a réduit ceux qui étoient dans V abondance à la dure nécessité de servir les autres pour avoir du pain. Le Seigneur fait le pmvre , et il V enrichit ; il abaisse et il élève ; il tire l'indigent de la pous^ sière , et il le fait asseoir avec les primces de la teire, Maî^s la Mère de Dieu porte ses vues plus )oin que la mère du prophète. Placée à la tête de la nouvelle alliance , elle considère les geptîls ^t les Juifs ; ceux-ci dépositaires des promesses et riches du bien du salut , ceux-là gémissans dans une affreuse disette , parce que le Seigneur ne les avoit pas fait entrer dans son alliance» Mais à la venue du Messie , tout change de face : les Juifs ferment les yeux à la lumière de T Evangile , et tombent dans la misère spirituelle ; les gentils 'embrassent la foi , et sont comblés des biens de la grâce. Mystère terrible pour les premiers I il avoit été prédit par les prophètes, et nous en voyons Taccomplissement tous les jours. La postérité des patriarches, devenue rebelle , erre partout^ porte partout les livres qui la condamnent , demeure plongée dans Ta^ mour des })iens terrestres , les acquiert par des pratiques qui la rendent odieuse , n'en jouit qu'avec crainte , et renonce par son aveuglement à toutes les richesses du salut. Oh ! qu'il y ^ d'étendue dans l'oracle prononcé par la sainte Mère de Dieu ! Le publicain , humilié à
(i) z Reg. a. 5, 7 , B.
sua LB hagiufigat. i^y
la porte du sanctuaire , puise dans les trésors de la miséritorde , et le pharisien superbe sort du temple dépouillé de sa prétendue justice et appauvri par l'étalage fastueux de ses bonnes œuvres, La table de Jésus-Christ est une source de bénédictions pour le simple fidèle qui s'en approche avec amour ; et elle est un poison mortel pour }e ministre du sanctuaire qui n'y porte que de rmdifférenee ou de la dissipation. O Mère de mon Dieu , que vous me faites bien comprendre aujourd'hui en quoi consiste la vraie opulence et la vraie pauvreté ! Que je sois riche el pauvre comme vous 1 pauvre du bien que le monde estime , riche de la connoissanee et de Uamour de Jésus- Christ.
9. // a pris soin d'Israël son serviteur , se ressouvenant de sa miséricorde;
10. Selon la parole qu'il en a donnée à nos pères , à Abrahhm et à sa postérité pour toujours.
La Mère de Dieu revient ici à Tceuvre inestimable de la rédemption. Elle a- présentes à l'esprit les grandes- promesses faites à Abraham et à toute sa postérité ; promesses qui avoient pour terme la réconciliation des hommes par le mi* nistère du Messie. Sous la loi , Dieu prenoit soin de son peuple ; mais il le laissa toujours sous le voile des figures. Le Messie étoit partout^ dans les sacrifices , dans les cérémonies, dans les grands hommes de la nation : tous ses élats de gloire et d'obscurité , de richesse et de pauvreté , de puissance et d'infiimité , étoient
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aanoncës dans les prophéties , et préparés idani les divers événemens n\n forment le tissa de l'histoire sainte. Mais c ëtoient des ënigmei inexplicables pour le Juif charnel ; il s'en Unoit à l'écorce de la lettre , il perdolt .de vae Tesprlt qui en faisoit Tessence , ou le caractère principal. U falloit que le Fils de Dieu , deven aussi le fils de Marie y vînt dissiper les ombres , et mettre au grand jour tant le fond de J alliance contractée avec les pères de la nation sainte. £t ce fut alors que Dieu prii a«itlientiquement soin de son peuple , qu'il se ressouvint de ses grandes miséricordes , et qu'il aeeomplit tout ce qui avoit été promis au fidèle Abraham. Marie fut la première, dans toulU genre humain , qui fit Tapplication des figures à la vérité , qui rendit gloire à la fidélité des
Fromesses divines , qui admira le concerl de ancienne alliance avec la nouvelle dont cette bienheureuse créature étoit le premier nœud.
C'est dans ce point de vue qu'il faut se placer pour bien juger de la grandeur de Marie. Dans ce moment , elle aûi^oit pu dire à tous les pa^ Iriarches et à tous Les prophètes : Le voici cé* Désiré des nations ^ ce Dieu fort , ce prince de la paix , ce Père du siècle futur , cet héritier du trône de David, que vous avea^ annoncé ,.
invité , appelé : c'est mon fils , et je suis cette Vierge dont vous avez admiré la fécondité tant de siècles avant que je parusse au monde. O Dieu , quelle majesté dans ce discours , qui n'est que le résultat des oracles divins ! O Yiergi^
sgb ls ■AfisiricAiT. i5i
îacompaTable! quelles richesses dans votre sacré canUque ! obtenez - moi l'intelligeace des saÎDtes vérités mi'il reofenne , «t la ^ce d'être admis un jour dans la société étem^le des vrais enfans d'Abraham , d«Dt reos êtes aussi la mère, la protectrice et le modèle, .^si soit-il.
l52 PAfiAPHBASE DES LITAinES
PARAPHRASE
DES LITANIES
DE LA SAINTE VIERGE
I. J*espérerai toujours en tous, et je ne cesserai point de chanter ¥0S louange». Fs, 70. 14.
Sainte Mère de Dieu , depuis la naissance du christianisme on met san espérance en vous ; on célèbre vos grandeurs ; on vous appelle bienheu' reuse\ selon la prophétie que vous en avez faite dans votre sublime cantique. Je me joins à toutes les générations passées , présentes et futures. Je vous rends avec elles tous mes hommages* O Vierge sainte ! c'est la plus indigne de vos servantes qui se prosterne à vos pieds ; pré« sentez-moi à Jésus-Christ votre Fils , et que , par votre puissante intercession , j'apprenne à Taimer jusqu'au dernier moment de ma vie*.