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qui protège ses petits. Ainsi Jésus-Christ dit-îl à la malheureuse Jérusalem qu'il a voulu la couvrir de ses ailes. Cette figure montre la tendresse , l'attention , les soins du Père céleste , a regard de ses enfans. Le Prophète spécifie la manière dont Dieu le protège : c'est qu il le couvre de ses ailes , et cette protection/? transporte de joie. Telle est encore la foi de ce saint homme ; il se regarde conmie l'objet des tendres affections de Dieu.
De son côté , il s attache intimement à Dieu ; il imite y en conservant la même figure , les petits qui ne se séparent point de leur mère , et qui la suivent partout» C'est la charité qui est le lien de cette union. Cette vertu fut dans les saints de l'Ancien Testament , comme dans ceux du Nouveau , quoique Tancienne loi ne fut pas , comme la nouvelle , une loi d'amour. Jésus- Christ , par l'universalité de ses mérites , a opéré de tout temps dans les saints; ils ont été justifiés par Tamour dont la foi en Jésus-Christ est le principe. Comme l'Apôtre disoit que rien ne pouvoitle séparer de la charité de Jésus-Christ, le Roi prophète disoit aussi que son amour le tenoit intimement uni à Dieu.
Mais il reconnoissoit en même temps que ce n étoient point ses mérites qui avoient formé cette union, f^otre main , Seigneur , ajoutoit-il , m'a soutenu; elle s'est établie sur moi, et j'ai suivi sa direction. Il spécifie même la droite de Dieu , pour marquer la grandeur du bienfait , la force de cette grâce , et la solidité de cet appuL
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Je trouve ici toute la doctrine du christianisme , toute la science du chrétien , et tout ce qui fera un jour ma condamnation. Je ne vis, m dans la confiance en Dieu , ni dans l'a charité de Dieu , ni dans la dépendance de la grâce de Dieu. Je ne sais , ni ce que c'est que de se re* poser sous les ailes du Seigneur , ni en quoi consiste Tétroite union avec lui y ni comment je dois me laisser conduire par sa main puissante. Je ne sais du moins ces vérités , que dans une spéculation abstraite , et voilh un homme du désert , un homme persécuté , un homme antérieur de mille ans à Jésus-Christ , qui se conduisoit par ces grands principes. O Seigneur ! ces réflexions me confondent; elles ne m'abattent cependant pas : je veux comn^sncer aujourd'hui , et je vous dis , dans toute la sincérité dé mon coeur, que mpn ame est altérée du désir de vous connoître, de me reposer en vous, e| de vous aiiQer.
9. Pour ceux qui me persécutent , c'est en -çairk ijuHls cherchent à me faire périr. Ils seront pré-cipités dans les entrailles de la terre; ils tomber ront sous le tranchante Vépée; ils seront la proie des renards.
NOTES
David parle ici, ou de ses ennemis visibles, tels que Saiil ou Absalon , dont la fin fut très-funeste ; ou bien des ennemis de son salut; des puissances de Fenfer , à qui il ne reste que de la honte et du' dépit; après avoir échoué contre les justes. Il e».
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Détournez votre visage de mes péchés ^ etejjacet toutes mes iniquités.
Le Praphète , dit saint Augustin , ne demande pas que Dieu détourne son visage de lui , mais de ses pêches. Quand Dieu tourne son visage vers nos pèches , c*est une marque qu*il le détourne de nous ; et quand il tourne son visage vers nous , c'est une preuve qu^il le détourne ou qu*il veut le détourner de nos péchés. Mais, ajoute ce saint docteur, si Dieu détourne son visage de nos péchés , ne cessons pas pour cela de tourner le nôtre vers ces mêmes iniquités ; plaçons-les toujours devant nous à Texemple du Prophète : si nous les considérons sans cesse , Dieu ne les considérera plus , et si nous les oublions , Dieu s*en souviendra. Il y a dans ces pensées un fonds d'instruction qu on ne peut bien sonder que dans Toraison ; c'est là que je dois me considérer comme pécheur, afin d'obtenir que Dieu me considère comme juste, non de ma propre justice j» mais de la justice qu'il aura mise en moi en détruisant le péché qui étûit uniquement de moi.
/ ^enseignerai aux méchans vos voies , et les impies se convertiront.
Je puis m'écrier ici : Seigneur , que vous êtes admirable dans vos voies I c'est des plus
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grands pécheurs que vous savez tirer votre gloire. Les seutimens de David , maiûfestes dans ce cantique , sont pour tous les siècles une instruction et un modèle de pénitence. Paut devenu l'apôlre des natious « après avoir persécuté les saints , a laissé dans votre Egalise une preuve incontestable de la vérité du christianisme. Pierre qui vous avoit méconnu , abjuré même si honteusement , a été choisi pour affermir ses frères , et pour être le pasteur de tout votre troupeau. La femme pécheresse prosternée h Vos pieds nous apprend , par son exemple , qu* il ne faut ,que vous aimer pour rentrer en grâce, avec vous. Combien d'autres , dans lé cours des siècles^ ont été des vases d'élection / aprè^ avoir erré dans les routes de Tiniquité ! O Dieu de n^iséricorde ! fai mille traits de ressemblance avec ces enfans prodigues. Ne leur ressemblerai-) e jamais par mon humilité ^ par ma componction, par la ferveur de mon amour ?