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Réflexions présentées a la nation française

RÉFtEXJONS présentées à la Nation Française , sur le Procès intenté à L O U IS X NI M- Ne c KE R (^i), i P‘^’'

N seul entre tous les Rois , qui ont re'Kiic sur la TTran.. depuis Charlemagne , un seul a voulu fonder la liberté publioue sur des bases indestructibles . uu seul . entouré d-Ze Arl": Melle, et dans la plénitude de ses forces , a posé lai-mérne des bornes a son autorité ; un seul a dit un jour à s^a Nation : venez associez-vous a ma puissance, et donnez-moi plus d’amour • un seul a ,uge sans .llus.on les prérogatives qui sembloicnt depuis ong-temps appartenir a sa couronne ; et dédaignant toutes celles qu il croyoi t mutiles à l’ordre public et au bonheur de la France s en est détaché volontairement et les a déposées, pour ainsi dire , sur 1 autel de la Patrie; et ce Monarque, aujourd’hui ce meme Monarque apres avoir essuyé tous les genres d outra-p apres avoir fait l’épreuve des disgr^aces les pluV^mérlrse volî renferme dans une étroite Prison , et soumis aux rigueurs delà plus effrayante eaptivité. C’est là que, séparé du monde, il appt „d de temps a autre , l écroulement de sa fortune et de sa réputation c est la qu on vient de le dépouiller des derniers signes dLa gran’ deur passée , et^ c est là qu’un jour, peut-être , on ira l’averfir de

un TriSl”"-'’ ’ d’ui. accusé , devant

un Tribunal provenu, devant uu Tribunal dont la puissance

n existeioit pasaujourd hui , sans un senlimcntgéiiéreux sansun premier acte de conHanee de la pmt d’un Roi, que vous tez nomme vous-memes U Restaurateur de la lihené Française Cette époque , remarquable dans les annales de la Franre ire do^ pas cre encore elfacée de votre mémoire, et l’hinôir: ’erct-

plus maliieiirpiiY cette faible defensSe du

protoiid, je c'roii avoir observé X‘'rS.'

ipæsss—sËi

lemïa ^ n’en doutez point , le souvenir eternel. Que seroit-ce , grand Dieu ! si , près des lignes qu’elle tracera pour consacrer es vertus publiques et particulières d’un infortuné Monarque,- si, près de cet auguste témoignage , on avoit a lire un jour, le du plus horrible des forfaits et de la plus barbare ingratitu e . Déjà , cependant , et au sein de la France , au milieude cet Empire dont la. destinée fut unie pendant neuf cens ans aux illustres ayeiix de LOUIS XVI, personne n’ose encore élever sa voix en faveur de ce Prince ; c’est en secret qu’on pleureuses malheurs^ et c’est avecla plus grande publicité , c’est p^r tous les genres d Ecrits qu’on cherche à le ruiner ou à le dégrader dans l’opinion publique.

Il appartient, peut-être ,hun ancien Ministre de ce Monarque, et^ un témoin de scs vertus et de ses bienfaits , de se piacer des premiers au rang de jes défenseurs ^ et toutes les affections de mon ame , en saisissant avec transport cette pensée , ne m’ont pas laissé le temps de mesurer mes forces. Hélas î serai-je entendu , lorsque tous les abords sont fermés aux amis de l’innocence opprimée , et ma voix, ma foible voix pourra-t-elle pénétrer à travers le bruit des passions , et au milieu du tumulte qu’une sombre politique agite et dirige à sa volonté ? Je l’essayerai du moins , et je confie à la protection des âmes généreuses et sensibles , ces lignes que je vais tracer d’une main tremblante et avec toute 1 émotion, d’un cœur oppressé.

Je vous le dirai sans crainte; c’est de votre honneur. Peuple Français , c’est de votre réputation jusquesdans les âges les plus recules, dont il s’agit peut-être en ce mémorable instant; car, après avoir assujetti votre Roi , après avoir soumis votre captif aux Décrets de votre Toute-Puissance, vous aurez à comparoître vous-iriême , devant le Tribunal de la Postérité; et bien avant, vou^ aurez à compter , sans doute*^ avec vos repentirs et avec vos remords trop tardifs.

Ne vous y méprenez point , ce n’est pas sur des papiers épars et saisis inopinément dansde cabinet du Roi , ou dans les bureaux des Agens de sa Trésorerie, ce u’est pas sur quelques . indices susceptibles de diverses explications , que vohs serez absous des rigueurs dont vous vous rendez coupables envers un Monarque , devenu par ses'inalheurs , l’objet de l’intérêt universel. C’est en vain snr-tont^ que vous voudrez séparer de sa causeles titres qu’il réunit, depuis si long-tems , à votre estime et à votre reconnaissance ; la v^x des Nations vous y rappellera sans cesse; et les .subtiles inductions que vous voudriez tirer d’une circonstance particulière, les i alsonnemens que vous formeriez sur des faits isolés, toute cette controverse où tant de passions se mêlent iiécessüh'emcut j ne fixera point ropiiiion générale ; car, dans les

contestations publiques, c’est toujours par des traits marquaias. €t visibles , pour ainsi dire, à toutes les distances, que les Nations etlessiecles apprécient la Jifsticedes Roisetla Justice desPeuples. Re temps , dans son auguste marche ^ écarte eu souverain maître ees petites accusations plus ou moins dignes de foi , et auxquelles 1 esprit de parti attache momentanément une si grande importance ; le temps les condamne toutes à un éternel oubli ; et les pierres numéraires qui désignent sou cours , ne transmettent au souvenir des hommes que les vérités dignes de leur interet et d® leur croyance, et les mêmes qui échappent au combat passager de toutes les passions.

C est, dès-à-présent , a la lumière de ces grandes vérités , que les Nations étrangères dirigent leur opinion, et l’Europeentraînée par des considérations morales, plus sûres que tout autre guide , ai universellement les réflexions suivantes sur les accusations e evees contre le Roi. Et d’abord on est frappé du désavantage de sa position, de cette position difficile dans laquelle on l’a P ace. En effet, on a cherché à diriger l’opinion par tous les genres d Ecrits , on a fait imprimer en petites feuilles détachées , es Otes habilement choisies entre les différens papiers dont ou s est emparé, en y a Joint les commentaires qui pouvoient dohner une grande im portance a de petit/ objets , ou convertir en réalités e simp es apparences * on a répandu ces recueils dans tous les departemens, dans toutes les Municipalités; om a voulu même qu i s tussent lus aux Prônes et sur les places publiques; et tandis qu on s est rendu maître de l’esprit du Peuple , etpar des mesures generales, etpar tous les soins de détail , on a semé l’effroi parmi tous ceux qui auroient voulu plaider la cause d’un Monarque in ortuné ; et leur morne silence annonce distinctement que la P us légère expression d’un sentiment de pitié , deviendroit un inoti de proscription. Quelle renommée, quelle innocence ne ^ccomberoient pas sous les effets d’une pareille combinaison î

croiroit-on remplir tous les devoirs de la Justice, en permettant au Roi de parler un Jour pour sa défense ? Qu’est-ce qu’un pareil droit? Qu’cst-cc qu’une telle liberté, lorsque toutes les opinions sont faites, et lorsqu’on a eu le temps de les plier dans un meme sens ? (v.est au moment où les préjugés se forment, c’est au moment où ils se préparent qu’il faut avoir la faculté de les combattre ; car lorsqu’ils ont pris leur croissance , la main foiblo et tremblante d un seul homme, et d’un homme accablé sous 1© poids de son infortune , ne sauroit les déraciner. Que pourra le Monarque, que pourront ses défenseurs^ lorsqu’on leur rendra la paro e , après qu on aura dépouillé l'accusé de toute sa réputation , de tout le respect qu’inspiroit soii caractère , de tous les souvenirs qui plaidoicnt eii sa faveur ? Hélas! il en fallut bien

moins autrefois pour perdre Phocion , Aristide et Socrate*, et cependant la vie peu compliquée de ces Sages, ne présentoit pas à la calomnie les accès innombrables qd’offre dans tous les sens , Ja conduite d’un Roi, le Chef d’un grand Etat, et qui fut encore placé par la fortune au milieu d’une révolution sans pareille.

En des tems moins étranges que les nôtres, il eût suffi pour défendre le Roi , de rappeler ce qu’il a fait pour la Nation Française ; car , il n’est rien que des actes si insignes d’une généreuse bienfaisance, ne pussent balancer et même disculper s’il étoit nécessaire. Je fais donc un eflFort sur moi -même, en différant l’usage de ce moyen de défense , et en examinant d’abord les accusations particulières dirigées contre ce Prince. Je le verrai , comme s’il étoit circonscrit, pour ainsi dire, dans le temps présent, et sans être précédé , sans être environné par seize ans de vertus , et par tous les actes d’amour envers ses Peuples , qui ont signalé son règne. C’est avec ce cortège qu’il paroîtra devant les races futures; mais séparons -le, pour un moment, de cette douce puissance , et sans chercher aucune assistance dans sa conduite passée , écartons d’abord par la discussion , les reproches dqnt ses accusateurs l’environnent. Je proteste néanmoins auparavant conlte ce mode de défense , car ce n’est pas ainsi qn’ilfaut juger les Rois , leur tâche est si grande , leur vie est si remplie , leurs volontés sont entraînées par une telle affluence de motifs et de circonstances, qu’il seroit injuste de les soumettre aux mêmes règles et aux mêmes épreuves que les autres hommes. Tl faut les considérer, meme pendant leur règne, comme des personnages de l’Histoire , et se placer loin d’eux pour les apprécier ; enfin j dans un Monarque, c’est l’homme et le caractère , qui doivent répandre du Jour sur les actions , taudis que dans un particulier , ce sont les actions qui font connoître l’homme.

Je fixe d’abord mon attention sur la journée du dix Août, et je demande s’il est possible de faire aux yeux de l’Europe, un reproche au plus malheureux des Princes , des mesures qu’il avoit prises pour sa sûreté ; s’il est possible sur-tout d’attribuer des précautions de ce genre à aucune intention hostile , à aucun projet de révolution ? Ah ! si l’on pouvoit communiquer avec la pensée des hommes , si l’on pouvoit interroger leur conscience, je m’en rapporterois , sans hésiter , à l’opinion intime de ceux qui , les premiers , ont répandu ces bruits, et propagé ces soupçons. Il est des suppositions , si dénuées de vraisemblance , qu’elles sr^anéaiitissent d’elles-mêmes , et Icè insinuations les plus adroites, les inductions les plus recherchées , ne sauroient y donner la moindre consistance. L’Europe en'^lisant ces bisarres assertions , se demande avec étonnement , comment le Roi , sans aucune autre force que douze ou quinze cens défenseurs assurés , auroit formé

le plan d’une attaque contre les nombreuitassaillaus de son Ch«teau , et contre le Peuple entier de Paris ? L’Europe se demande comment ce projet d’aj^ression se coiicilieroit avec l’association des Magistratspopulaires aux dispositions adoptées pour la garde des Tuileries , et avec tous les caractères de doute et d’eflroi qui ontaccompagué ces démarches ? L’Europe se demande , comment ce projet d’agression se lieroit aux instances réitérées que le Roi ht le matin auprès de l’Assemblée Nationale , afin de l’engao-er à envoyer desDépu tés avec lesquels il pût concerter sa condidte ? Enhii , qui peut se souvenir de la journée du vingt Juin , et faire un crime au Roi, d’avoir cherché à opposer quelque résistance aux mesures qui se prenoient ouvertement pour renouveller une semblable insurrection ? Il avoit été exposé pendant six heures aux plus cruelles insultes' , sa vie et celle de la Reine avoient couru le danger le plus imminent, et Pun et l’autre n’avoieut échappé que par miracle aux excès d’une multitude égarée, La menace et les préparatifs d’une seconde irruption du meme genre , devoient donc inspirer la plus juste terreur. Un simple particulier auroitçherché son salut dans la fuite, mais le Roi toujours victime , et jamais heureux de sa grandeur, se trouvoit dans la ne- ^ssite absolue de rècourir aux moyens, dont il a fait usage: Helas . ce n’étoit pas seulement ses jours et ceux de sa famille qu il avoit à garantir ,- c’étoi't encore l’honneur \Je la France , qu un horrible attentat contre sa<personne , auroit souillé pour toujours. Cependant , comment pourroit-oii se défendre d’un sentiment^ d’intérêt , en observant la différence de la conduite du Roi , à deux époques également remarquables dans les fastes de ses infortunes ? Il voit, le dix Août , qu’il sera contraint peute^e de repousser là force par la force ; et craignant alors pour d autres victimes que lui-méme , il s’agite, il s’inquiète , il manifeste des doutes et des incertitudes , il envoyé message» sur messa^s à l’Assemblée Nationale, il sollicite la présence de quelques Députés , il les appelle pour être aidé de leurs conseils , et dans l’espoir encor® qu’ils arrêteront, par leurs exhortations les projets d’une multitude aveuglée. Mais, le vingt Juin , où Il n y avoit ni combats , ni disputes sanglaqtes a redouter, et où seul , il est en danger, il s’avance sans gardes vers une foule armee de piques et d’autres instrumeps meurtriers ; il ordonne qu on ouvre les portes de son appartement ; il arrête le zèle ardent du petit nombre de personnes, dont il est environné ; il se reiigne , avec calme, au péril qu’il ne peut se dissimuler ; il SC prescrite sans peur aux regards menacans d’un Peuple égaré ; et dans le cours de cette horrible journée , lorsque de généreux citoyens veulent s’approcher de sa Personne , et lui servir d’égfde : allez à la Reine , leur dit-il sans cesse, allez auprès d’elle ! Cet

intérêt si clier l’occupolt uniquement , et Têmotion qfte llil ins-^ - ipiroit un sentiment si naturel , fut la seule crainte dont , au milieu de ses dangers , on apperçut l’expression. Prince , digne d un meilleur sort , on reconnoîtra trop tard , et vos douces vertus , et vos affections généreuses î

Le Roi , dit-on , a soudoyé* les Emigrés , il a favorisé leurs projets hostiles, et c’est à lui qu’on doit attribuer l’introduction des Armées étrangères dans le Royaume. L’Europe entière est témoin de l*injustice de ce reproche , car tous les Cabinets politiques ont connoissance des soins que le Roi s’est donnés pour conserver la paix. Monarque infortuné ! l’on vous accuse aujourd’hui d’avoir voulu la guerre , et l’on vous faisoit un crime , 31,1,7 ^ de temps , de l’éloigner de tout votre pouvoir ; et pour vous forcer a la déclarer on échauffoit le peuple , et l’on publioità grands cris , que vous vouliez laissera la Cour de Vienne le temps de se fortifier d’avantage. Quelle fatalité dans votre destinée ! Eh ! quoi le sang de deux de vos Ministres , victimes de leurs inclinations pacifiques , ce sang qui a presque rejailli sur vous , ne suffit-il pas pour vous justifier ? Et lorsqu’ils ont péri sous le fer des assassins , lorsqu’ils ont été les généreux martyrs de leurs sentimens humains, et de leur obéissance aux vœux que * Vous formiez pour le repos de la France , leur mort, leur cruelle mort, n’a-t-elle pas garanti , de la manière la plus authentique, .la pureté de t"os intentions ? La publicité de la correspondance de ces deux Secrétaires d’Etat ,^^)feroit connoître à la France l’esprit de paix qui dirigeoit toutes leurs démarches , et cette publicité seroit d’une justice étroite et d’un devoir rigoureux j si l’on persistoit a faire un reproche au Roi de l’invasion des troupes étran- ■ gères. Mais il n’auroit pas moins perdu deux témoins précieux , .et qui , dans la circonstance présente, auroient fait connoître avec tous les détails propres à inspirer de la confiance, les vues conciliatrices et la marche constitutionnelle d’un Monarque, demeuré presque seul aujourd’hui , et dont ils avoient coiimi Jes sentimens intimes. Les personnes qui ont eu des relations particulières avec ces deux Ministres ^ pourroient suppléer a leur témoignage ; mais le feront-elles dans un temps où l’on n’ose parler que^ pour la vengeanee ? Mon malheureux ami, M. de Lessart , m a écrit trois fois du fond de sa Prison , et chaque ligne exprimoit la tranquille .sérénité de la plus parfaite innocence. L une de ces Lettres est encore entre mes mains , et je la crois d’un grand prix pour jeter un nouveau jour sur la question que je traite. Je vais en donner la copie littérale. »

« Orléans ^ le 8 Juillet 7 7ç'2. >»

V Tous auriez eu de mes nouvelles, si j’avois eu quelque

» cîlose de nouveau à vous annoncer poiîi- ce qdl me concerne ;

mais a peu de chose près, je suis au meme point où jje'tois à ' » l’époque de ma dernière lettre. Je commence pourtant à croire 5* que toutes les difficultés possibles sont épuisées ; la com- » munication des pièces qui m’étoient nécessaires , va bientôt » me mettre en état de travailler a ma défense. Mais je regref- >» terai toute ma vie qu’elle n’ait pu paroitre dans le moment » actuel ; car elle sera curieuse , non pas pour ce qui sera de » moi , mais par la manifestation de ce qui s’est passé dans les » Cours étrangères ; par la démonstration qu’on ne vouloit point » nous faire la guerre , par la preuve sans répliqué que c’est 5* nous qui l’avons provoquée, qui l’avons commencée^ qui 3* avons mis l’Europe contre nous. Tout cela eut produit quel- 3» que effet; et ce n’est pas une de mes raomdres peines, que de 3» voir qu’on m’a mis dans l’impossibilité de me procuier au 3> moins ce petit dédommagement, etc. etc. ».

Cette lettre peut servir, avec tant d’autres indices , a faire connoître, que, jusqu’à l’époque du Décret d’accusation contre M. de Dessart, les Puissances Etrangères avoient été constarnment entretenues dans leurs intentions pacilàques par les Ministies de Sa Majesté ; cette lettre est d’autant plus digue de foi , qu’elle tut écrite sans aucun but , et dans un temps où la situation actue e du Roi ne pouvoit être prévue ; cette lettre est d’un prisonnier solitaire à un homme vivant hors de France; cette lettie fut tracée par un hompe qui n’est plus. Quel témoignage m cxista-t-il jamais un dont le caractère de vérité fût plus irrécusable ? il semiile tenir du malheur et de la mort quelque chose

• de terrible et de sacré.

Qu’oppose-t-on à une pareille démonstration? une lettre at-

• tribuée aux deux frères du Roi, et que je suppose véritable, si elle a été trouvée, comme on l’annonce, dans les porte- feuilles de Sa Majesté. On y remarque un paragraphe dont on veut tirer

"un grand avantage. « Si l’on nous parle de la part de ces gens- a , » nous n’écouterons rien ; mais si c’est de la votre, nous écon- -5» terons, niais nqus irons droit notre chemin. Ainsi, si 1 ou 3> veut que vous nous fassiez dire quelque chose, ne vous gênez

Ou induit de ces paroles, qu’il existoît un assentiment du. Monarque aux démarches des Princes ses frères ; mais il est évident , ce me semble, que l’on doit donner à cette lettre une interprétation absolument différente. Les Princes, informés de 1 acquiescement ou de la résignation du Roi à la nouvelle Constitution politique de la France, avoient Jicsoin de supposer que cet assentiwieut çtoit l’eQ'et de la crainte ou de la uécessitc , ahu

sof <)« •

^ant dans les termerau’nn s vue en lui écri-

tions publiques sur toutes leurs de'clara-

avec leur lettre particulière

des lettres ou des n^eKs^^. évident encore, que si

encouragé leurs projetr^e ret^"' '"r ^ de leur part, une lettre’ écrit " P *it.culieie et confidentielle disent eux.inémes auroit e t ’ comme ils le

^^ots, où l’on aurnU quelques phrases ou quelques

•Ro./etsoladbti^nà&Vr"

de pareil ne s'y trouve et l’on voTt'^e ***’*’ ^ R‘‘"

’ posoient les Princes en l’écrivant- le but que se pro-

de se mettr.e en rè^le avec le Ro’ désir qu’ils a voient

soient d’une mani^i^ eout ^ ils agis-

remarquer encore que Sa MhÎ ^ ^^^^dions point de

dentiJlo, on en^r^o^e^dCeTdlltf -'"'^ sdyavoit eu, comme on l’an, *^eme porte-feuille ,

«utre le Monarque et ses frè es suivie

doute po,nt, des lettres du Roi a^t? ’ «W

Kmpereurs, et au Roi d’Fsn;. et aux deux dentiers

ïuaiiière la plus positive le ^ “®"'Pos‘*îroient , de la

Je maiutieu de ïaVa rit’ eett^e^or"”"”;' P-

iicative qu’une induction t eo'iespondauce seroit plus signi-

dans une seule lettre des Princes j"“ ambiguë, contenue

Ministère, 1. Roi s’exïl „„„ Rde c tr" “o»

dépécbes publiques oiSni .ites 1 “rReH bonté de me montrer trois ou onatre’n J}*”®-"" )Our eut la M. le Comte d’Artois e ob eH P'^"* de sa main , à Pius persnasifsfà ùe’poim - dans les termes les

Royaume pour traverser le Lurs’d'T^”''' ‘''“"quil'ilé du vœux de la France. Toutes ces Ietfres"'il7au° l’e””’ point anéanties; et si Tintcrét du Ro^ f ' ‘ “e sont

elle un devoir de les rendre publitfnes. P®"*'

les Emii^^rrbo^Te^^u^"” 7faie7"J- ®^®®

du-Corps un quartier ou un sëmcstm s “ "®® Gardes-

Ciemein. Cet usage constamment ii l^'*'* ®P°5“®deleur iicen. sAJppiimëes , même dans les mai.son f' ’f* P°"®*ions

un acte de générosité, lorsqu’il étok iH* P®'.''®*'’'®V4> etoii à peine pour ëcarter les soupçons 7°' P^’'"“**°' ^‘suffit,

miiiation si simple, 7ue h munifi ®“®®‘'®'' J* »"« dëter-

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