Tout au contraire, etc. Il faudrait tout le contraire. M
2. La pudeur est un sentiment de la difformité du vice et du mépris qui le suit. La pudeur est plutôt la crainte de la honte, à quoi que ce soit qu'on L'attache : on peut éprotrver la honte sans qu'il s'y mêle aucune idée de -vice ou de mépris. Un homme qui demande, et qu'on'refuse, éprouve de la honte, et une certaine pudeur empêche l'homme bien né de demander; il n'y a pourtant là aucune idée du vice ou de mépris. Une femme dont les vêtements se dérangent par hasard éprouve de la honte, et sa pudeur est btessée, sans que ''idée de vice ou de mépris se présente à la pensée. S«
La sagesse est la connaissance et l'affection du vrai bien; l'humilité, un sentiment de notre bassesse devant Dieu; la charité, un zèle de religion pour le prochain; la grâce, une impulsion surnaturelle vers le bien.
Du bon et du beau.
Le terme de bon emporte quelque degré naturel de perfection; celui du beau, quelque degré d'éclat ou d'agrément. Nous trouvons l'un et l'autre terme dans la vertu, parce que sa bonté nous plaît, et que sa beauté nous sert. Mais d'une médecine qui blesse nos sens, et de toute autre chose qui nous est utile, mais désagréable, nous ne disons pas qu'elle est belle : elle n'est que bonne; de même à l'égard des choses qui sont belles sans être utiles.
M. Crouzas1dit que le beau naît de la variété réductible à l'unité, c'est-à-dire d'un composé qui ne fait pourtant qu'un seul tout et qu'on peut saisir d'une vue; c'est là, selon lui, ce qui excite l'idée du beau dans l'esprit.
1. Jean-Pierre de Crouzas, mort en 1 748, est l'auteur d'un Traité sur.le beau, en deux volumes, et beaucoup trop long. F.