Bien écrit. Y
DE l'esprit humain 179
l'àme, accompagné du don de rapprocher les conséquences des principes et de combiner leurs rapports. Un homme médiocre peut avoir de la justesse à son degré, un petit ouvrage de mêmei. C'est sans doute un grand avantage, de quelque sens qu'on le considère : toutes choses en divers genres ne tendent à la perfection qu'autant qu'elles ont de justesse'^.
Ceux qui veulent tout définir ne confondent pas le jugement et l'esprit juste; ils rapportent à ce dernier^ l'exactitude dans le raisonnement, dans la composition, dans toutes les choses de pure spéculation; la justesse dans la conduite de la vie, ils l'attachent au jugement*.
Je dois ajouter qu'il y a une justesse et une netteté d'imagination ^ une justesse et une netteté de réflexion, de mémoire, de sentiment, de raisonnement, d'éloquence, etc. Le tempérament et la coutume mettent des différences infinies entre les hommes et resserrent ordinairement beaucoup leurs qualités. Il faut appliquer ce principe à chaque partie de l'esprit ; il est très facile à comprendre.
Je dirai encore une chose que peu de personnes