IV. — Novella
Affectueux et magnifique, M. Elslander nous salua comme un roi d'autrefois ses bons cousins:
— Soyez les bienvenus à Novella !
Nous suivions un boulevard sous des arbres si grands qu'il était frais comme un long aqueduc d'ombre. A travers les feuillages on distinguait des villas blanches et rouges, des bâtisses trapues sous leurs ardoises, des jardins en pente et des tours.
— Ce n'est pas une Ruche, me disais-je en pensant à Sébastien Faure, c'est un Rucher.
— Où est l'école? demanda Fani.
— Il n'y a pas d'école, dit M. Elslander avec bienveillance. Il y a des fermes, des ateliers, des pares, an musée, un théâtre, un palais...
— Est-ce qu'il pleut quelquefois? questionna Saert d'une voix innocente.
Il faudra que je surveille ce petit chenapan. M. Elslander le regardant avec minutie, répliqua Don sans sourire:
— La pluie de Novella ne mouille p
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