‹ Réflexions sur l'HystérieChapitre 26 sur 33 · HR 4 RP · texte numérisé non relu

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« tombée raide » et n'aurait pas pu se reléver. Elle serait restée un an, sur une chaise-longue.

L'examen segmentaire ne montra aucun signe de lésion centrale pouvant expliquer cette impotence : la musculature est norma- Jement développée, la sensibilité normale, les réflexes normaux aussi.

Il fut institué un traitement anticomitial et, comme malgré tout ce qu’on put lui donner, les crises qu'elle présentait étaient toujours nombreuses, nous la laissâmes quelque temps au lit.

Deux mois après son entrée, Sirione L.. nous demanda à se lever. Cela lui fut accordé. Et nous pûmes voir tous les jours la malade marcher sur ses genoux pour aller faire une petite promenade dans la cour.

Nous l’exhortions d’abord à marcher, puis pensant que, si nous feignions de ne pas nous occuper d'elle, ces troubles passeraient tout seuls, nous laissâmes le temps faire son œuvre. |

Ces troubles de la marche devaient durer plus longtemps que nous ne l’avions prévu. Tantôt il semblait qu'ils allaient disparaî-, ire carla malade « s’essayait » à faire quelques pas normaux en se tenant ‘au mur, tantôt, au contraire, elle ne se déplaçait plus qu'en rampant. A certains moment, lorsqu'on devait l'emmener quelque part, on devait la porter, et, tandis qu'on la tenait sous les bras, elle faisait en l'air avec ses jambes, des mouvements désordonnés de pédalage qui montraient que sa musculature fonctionnait. Les crises comitiales étaient de plus en plus rares, tandis que des crises hystériques se produisaient fréquemment.

Tout ce qu’on put lui dire ne servit à rien.

11 fut donc décidé au début de janvier 1952 de lui faire subir un traitement par faradisation. Celui-ci permit d'obtenir quelques progrès, mais insuffisants et de courte durée.

Seul l'Ec. local, répété, eut raison de l’astasie-abasie de notre malade. à

Ces diverses malades débiles ou épileptiques ne présentent pas de troubles mentaux graves. L’hystérie est incompatible avec la manie aiguë, la confusion, la mélancolie profonde, anxieuse, délirante ou stuporeuse. Elle ne peut se manifester que’dans le cas où l'esprit de ruse et de combinaison persiste. Nous voudrions le montrer par un dernier exemple :

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