LETTRE DE L'ÉDITEUR
A M.'" DE KERSABIEG.
Le Pny, ce 19 décembre idSa.
Vous me pardonnerez si sans votre aveu je livre
à l'impression votre petit manuscrit , ou Réflexion»
sur V œuvre des prisons , que vous fîtes il y a
quatre ans lorsque vous voulûtes bien vous charger
^ du soin de celles de- Mendé , que vous habitiez en
.Y/ famille (i) à cette époque j ces précieuses lignes ,
que vous ne soupçonniez pas devoir être imprimées
un jour, doivent-elles rester sans effet? Cet appel
aux âmes pieuses ne peut rester plus long-temps
inconnu sans faire un vol manifeste à la charité:
d'ailleurs ', Mademoiselle , la position où vous vous
trouvez me fait un nouveau devoir de me hâter de
le faire paraître au grand jour ; c'est le plus beau
plaidoyer à mettre sous les yeux de vos juges ; etpuis
O (^) ^* ^^ Kersabiec père a habité quelcpie temps à Mende^
3 ' où il était colonel de recrutement.