XIV PREFACE
tions, bien légères (C ailleurs , que nous avons cru devoir faire nous-méme au texte primitif des Réflexions sur la miséricorde de Dieu. Ceux qui examineront la première édition de ce livre pour-
vussent mon cœur que de désirs frivoles, et affaiblissent le sentiment de votre grâce dans moi-même, ne me dégoûteront point a la fin de la simplicité de vos paroles et de l'observation de votre sainte Loi »
Texte attribué à Bossuet : a Ainsi, qui sait si toutes ces compagnies et toutes ces vaines conversations qui ne remplissent mou cœur que de désirs frivoles , et affoihlissent le sentiment de votre grâce dans mon cœur, ne me dégoûteront pas à la fin de l'observation de votre sainte Loi? »
Nous pourrions multiplier ces citations a l'infini. Dans beaucoup de cas , non-seulement la grâce et la force primitives disparaissent ^ mais le prétendu texte de Bossuet demanderoit lui-même a être corrigé. C'est ce que reconnoît, notamment au sujet de la dernière citation, M. Romain-Cornut , qui regrette avec raison les molles conversations, et qui est forcé de désapprouver la répétition des mots mon ccsur dans la même phrase, ainsi que la suppression, dont il ne peut pénétrer le motifs de ces autres mots si bien en situation : la simplicité de vos paroles. « Le contraste que madame de La Vallière établit entre la délicatesse étudiée des conversations mondaines, dit a ce sujet M. Romain- Cor nut , et la simplicité de la parole de Dieu, me semble heureusement saisi j et j'aurais voulu le conserver »
En résumé, il suffisait, ce nous semble, de supprimer , dans la dernière phrase que nous avons citée, la troisième conjonction et. C'est ce que nous avons fait.