LETTRE XXVII
^^sêf^^^u otre Mère nous a dit l'état présent «y^wvi ^ de vos affaires, et il n'étoit pas ^èvS^^^ besoin de nous le du e pour nous obliger à prier pour vous. Nous le faisons très-soigneusement. Que ne le puis-je faire avec plus d'ardeur? Mais Dieu veut que je sois quelquefois dans la sécheresse et dans l'abattement. Que son saint nom en soit glorifié! J'ai remis mon sort entre ses mains pour l'éternité ; revenons au temporel pour un moment.
Je souhaite de tout mon cœur que tout vous réussisse comme vous l'espérez, et qu'il plaise au Seigneur que nous puissions bientôt vous revoir. Quant à la commission que vous me donnez, je ne puis l'exécuter que je ne sache de M. de Valentiné* la somme qu'il a aux mains. Il est encore à la Trappe, ou en chemin. A son retour, je tâcherai de faire ce que vous désirez, et pour cela j'emprunterai le secours de quelque Carmélite prudente et habile ; car , pour ne pas nous flatter, ni vous ni moi ne sommes g^uère entendus en matière d'intérêt. Pardonnez si je vous compare à une personne dont la léputation étoit si mal établie sur cet article et sur bien d'autres ; mais vous pouvez toujours compter qu'on fera de son mieux
1. Toutes les éditions précédentes disent M. de Valcntine. Nous croyons que c'est une erreur et qu'il s'agit de Louis Bernin de Valentiné, marquis d'Ussé, conti'ôleur général de la maison du roi. [État de la France, 1677, t. I, p. 55). Voir, plus loin, la note de la lettre XXIX.
pour ne pas vous faire languir. Je remets au premier jour à vous écrire plus au long. Je suis dans des dispositions pitoyables ; vous n'auriez aujourd'hui que des plaintes et des gémissemens, et ce seroit abuser de la bonté de votre cœur. Adieu, je vous donne le bonjour.