LETTRE XXXII
^^5î^@a maladie de notre Mère conti- ^ ^^S ^^"^ toujours ; elle est au sept ^J^^^l? de sa fiè\Te. Elle a trois à quatre redoublemens tous ies jours ; enfin , nous ne savons plus où nous en sommes. Cependant, le médecin nous fait espérer, et, de plus, je sais qu'il faut espérer contre l'espérance. Je suis vivement touchée de son état, et vous pouvez croire que ma sœur Anne-Marie a besoin de toute sa vertu pour
n'en être pas accablée. Elle vous a écrit il y a deux ou trois jours, et me charge de vous assurer qu'elle n'auroit pas manqué de vous donner exactement des nouvelles de la situation de notre Mère, si nous ne l'avions pas fait. Je crois que vous en êtes dans une grande inquiétude ; je ne saurois vous en blâmer, car c'est une fille admirable, et, en vérité, sa grande vertu est digne du Ciel; mais la terre en a encore besoin pour nous sanctifier. Ne vous effi^ayez pourtant pas; elle-même croit en revenir. Espérons en Dieu et prions pour elle.