VIII PREFACE
certes^ ils rCauroient pas manqué de le faire, s'il leur avoit paru constant que les Réflexions avaient été retouchées par Bossuet aussi fortement que le croient MM, Damas-Hinard et Romain-Cor mit.
Un autre motif nous porte à croire que les Réflexions sur la miséricorde de Dieu n'ont pas été corrigées par Vévêque de Meaux, c'est que^ si on les examine au point de vue littéraire, qui a bien sa gravité dans la question, on est amené à T-econnoître que ces corrections ne peuvent pas être de Bossuet. M. Sainte-Beuve a dit à ce sujet, avec F autorité qui s'attache à ses appréciations : «. En parcourant Vexemplaire de la bibliothèque du Louvre, comme je viens de le faire, grâce à t obligeance de M. Barbier y je vois avec étonnement que la plupart des corrections qui altèrent et affaiblissent le texte primitif proviennent de ce volume, d'où elles auront passé dans les éditions subséquentes. Les derniers éditeurs, et madame de Genlis en particulier, ne seraient coupables alors que de les avoir accueillies et empruntées. Mais comment se peut-il que Bossuet ait agi en ceci comme madame de Genlis ou tout autre écrivain d'une