‹ Réflexions sur la miséricorde de Dieu (volume 2)Chapitre 84 sur 175 · CXXVIII LA DUCHESSE · texte numérisé non relu

CXXVIII LA DUCHESSE

flisoit-elle, et je ne puis compter que ceux qui se goûtent dans la maison du Seigneur et aux pieds de ses autels. » Peu à peu elle se dégagea à ce point des impressions terrestres et parvint à une si grande tranquillité d'esprit qu'elle regarda la santé, la maladie, le repos, le travail, la joie et les peines, avec la même indifférence. « Je ferme les yeux, écrivoit-elle, et me laisse conduire à l'obéissance*. » IjCs pénitences les plus rudes, les plus austères, avoient pour elle un charme irrésistible. C'étoient désormais ses tentations, et elle ne pouvoit s'empêcher d'y succomber, prenant à son insu des subterfuges, afin de n'être pas exposée à désobéir. Un vendredi saint, elle se souvint qu'un jour, dans une partie de chasse, pressée par une soif ardente, elle s'étoit fait apporter et avoit savouré avec un inexprimable plaisir des rafraîchissemens exquis et des liqueurs délicieuses. En expiation de cette sensualité,

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