‹ Réflexions sur la miséricorde de Dieu (volume 2)Chapitre 88 sur 175 · CXXXII LA DUCHESSE · texte numérisé non relu

CXXXII LA DUCHESSE

mais cet éloignement eût été une punition pour toute la Communauté qui avoit pour elle une tendre affection, et elle dut rester dans la maison de Paris.

On voudroit multiplier les détails, il faut s'arrêter. Trente-six ans s'étoient écoulés depuis l'entrée de sœur Louise de la Miséricorde aux Carmélites. Vers les premiers jours de l'année 1710, elle achevoit d'épuiser, avec la joie du martyr, le calice des souffrances humaines *. Elle avoit alors soixante-cinq ans et dix mois. Infirme , affectée d'un mal de tête habituel et d'une sciatique douloureuse, rien pourtant n'étoit capable de lasser son activité indomptable, car elle avoit son ressort dans l'âme même. « Que mon exil est long ! s'écrioit-elle souvent, heureuse pourtant de souffrir et crai-

4. D'après l'abbé Lequeux , œ l'ambassadeur de Venise à Paris, ne souhaitoit, disoit-il, de survivre à la sœur Louise de la Miséricorde, que pour aller à Rome solliciter en personne la canonisation d'une si excellente religieuse. » f^ie abrégée, etc. ; loc. cit., p. 80.

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