‹ Réflexions sur la miséricorde de DieuChapitre 119 sur 183 · Voir la noie 1 de la leUre précédeiilcj p · texte numérisé non relu

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24 L^ÏTRBft

Mère a refusé plusieurs bons sujets par impossibilité, et même un, présenté par l'abbé Pirot, notre supérieur, que l'on honore et respecte du fond du cœur. Nécessité n'ayant point de loi, je vous assure, monseigneur, que j'aurois eu une véritable consolation de pouvoir aider ces pauvres demoiselles, et de vous persuader en même temps du respect que j'ai pour vous. Je suis votre trèshumble et très-obéissante fille et servante,

iS*" Louise de la Miséricorde , R.Car^imt.

M. d'aPREMONT '.

Ce 40 octobre.

Jésus \ Maria,

e vous prie, monsieur, de dire à M. Dodart que nous demandions à M. de Beauvillier qu'il voulût bien l'entretenir sur raf&ire de Saint-Cyran, que nous espérons qu'il aura instruit ce ministre que si on a besoin de crédit auprès

1. Nous respectons scmpuleusemeiit ]sl construction de la première phrase de cette lettre qui, on le verra, n'est pas ^^régulière. La lettre a été copiée, comme celles portant les n*" Y et VI, sur l'original que possède la bibliothèque de Troyes. Nous n'a- Tons pu savoir ce qu'étoit M. d'Apremont.

.26 LETIRES

lie l'intendant, en cas que rafTairc allât devant lui, je ne doute point que M. de Beaavillier n'y soit tout-puissant cl madame sa femme aussi; que M. l'archevêque de Bourges est à Fontainebleau très'bîcti disposé ; que nous devons le voir à son retour pour obtenir une lettre dont on a besoin.

Quant à l'affaire du sieur Nicon, je recunnois l'opposition de M. Lenoir. Il me parla de manière à me faire voir qu'il ne desiroit pas qu'elle réussît ; mais j'écris fortement à madame la princesse. de Conti et à M. d'Argouges' voyant ua grand mal que - les choses demeurenC comme elles sont. Faites de votre côté, je vous prie.

S' Louise de la Miséricorde, R. Car" imt.

I. Un H. d'Argougea Tut foDgteaipi ÎDIEDdiiit de province soui Louis XIV, puis conaeil 1er .d'État. Sw fils éloit inlendant de Bourgogne en 1691, C'ett prv bablemenl de ce demierqu'il ettqueilion iô.

A DIYERSES FBfttolfHBS.

LETTRE Xn.

AU mÉVÉREND PÈSE DOM JEAN MABILLON*,

A L ABBATE DE aAIRT-GEBMJtlH.

Ce 3 juillet.

Jésus •{• Maria,

ous sommes si persuadée de votre charité, mon révérend père, et en particulier de votre bonté pour nous, que nous osons prendre la liberté d'aller tout droit à vous, crainte de preil-

i. Jean MabilloD, l'un des plus sayans bénédictins de l'ordre de Saint-Maur, étoit né en î 633 ; il mourut le 27 décembre 1707. ^ — (L'original de cette lettre appartient à M. le comte de Lescalopler, qui a ' bien voulu nous autoriser à la publier.)

preiidic du temps à notre mère supérieure, dont vous connoissez la vertu et le mériie. C'est donc, mon révérend père, pour vous supplier très-humblement de porterM.l'ahbé Agnan, autant que vous le pourrez, à dire ce qu'il sait au gentilhomme qui vous rend ce billet, d'une affaire qui est d'une grande conséquence à toute sa famille. M. son frère aîné vient d'épouser ma nièce ' ; il vouloit employer madame la princesse de Conti, maïs je l'ai assuré que s'il ne fuisoit rien à votre prière, tout le reste seroit iniililc. Ne doutant pas, mon révérend père, qu'il n'ait plus de déférence pour votre vertu que pour toutes les grandeurs du monde qui, en effet,

1. La duchesK d« La Vallière avoitdeux oiècn, fiUeideJeip-Frntiçuis de La Baume Le Blanc, marrpili de La Vallière, sop frère, marié, par contrai du 1 1 juin 1 6Q3, à Gabrielle Glé de ha Cotardajre. L'uoe d'elle* , Louise-Gabrielle de La BiiDuie Le Blanc, jpotua, le 30 juin 168<, Céuir-AugustedeChoiseuli la >ec«Dde,Marie-Yolanile,fut mariéeJeS juJD 1697,. i Charlea du Hiu, marquii de Brossa;.

ne sont rien devant Dieu, nous vous supplions aussi de nous obtenir de la patience de Jésus-Christ sa divine grâce, dont j'ai fait un si mauvais usage jusqu'ici , afin que, marchant avec ferveur dans la pénitence que je suis obligée de faire, je n'aie pas à répondre au dernier jour sur mes crimes passés et sur mon infidélité présente à suivre les lumières qui me condamneront, si je ne commence à les mettre en œuvre.

Je suis avec respect, mon révérend père, en notre Seigneur, votre très-humble et très-obéissante fille et servante,

S"" Louise de la Miséricorde , R. Car'' ind\

(JUDITH DE BEIXEFONDS)

COMCKBIIAIIT

LA DUCHESSE DE LA VALLIÈRE

LETTRES DE BOSSDET

r MABÈCHAI. DE BELLBFOHDS.

!D LijCi ce SB décmbre IflTl. j •

l e laissez pas, s'il vous plaît , finir "Vannée sans me donner de vos S nouvelles; j'ai un extrêine désir d'en apprendre. l'ai'vu plusieurs Fois, depuis

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