‹ Réflexions sur la miséricorde de DieuChapitre 127 sur 183 · Ps. cxv · texte numérisé non relu

Ps. cxv

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choix, tous les iluiif^Je b

épargnèrent

cruelle.

Votre plus grande g^kiive chère sœur, est d'être fiDe de rèse ; vous devez grand avantage que toos ajex lui être semblable dès le de votre vocatîoD, et i|oe la vous ait autant oooté.qa'à die, le monde, ait été de wcm sépaier de pcr-> sonnes que vous y pouviez r ■irii— ihiciet aimer. Car, en cda, votre vicioke,cxMMie lai sienne, n'en est que ]^tts enlicve; fl,<XMMMe elle, en cette oocasîoa, voos^narex pa» été insensible, comme die auisi, vous y avez ^ fidèle. Quand il vous en anroit cofàié qudques soupirs et qudques larmes, vous avez, nonobstant cela, persisté dans votre defsein; c'est-à-dire, ma dière sœur, qn^il vous a fallu vaincre le monde armé de tout ce qu'il a de plus redoutable, et que vous avez étouffé le sang et la nature dans leurs in*

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clinations les plus fortes. Et ce que je ne pilis encore oublier sans faire tort au pouvoir de la grâce, c'est que la plupart de ces choses se soient passées d'une manière éclatante, et qui, en vérité, a eu Tair du triomphe.

La plupart des personnes qui se retirent du monde le font ordinairement sans bruit; la défiance de leurs propres forces, et Tappréhension qu'elles ont de celles d'autrui, les oblige à dissimuler leur dessin; elles croient enfin faire assez pour la gloire de Dieu, et pour leur salut propre, de se dérober secrètement aux mauvais exemples de leur siècle ou de leur maison.

A Dieu ne plaise qu'il m' arrive de blâmer cette conduite ; elle est prudente, elle est sainte, et nous savons bien, ma sœur, que vous défiant humblement de vous-même, votre première pensée étoit de la suivre. Mais Dieu qui a voulu triompher en votre personne, vous a fait prendre une autre route. Sufficit tlbi gratia mea^ vous a-t-il

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dit, comme à saint Paul*. 11 a manifesté le dessein que vous vouliez cacher, et vous a, en même temps, donné la force de rompre tous les efforts qui le pourroient traverser. Qu'y a-t-il dé plus admirable que de vous voir soutenir, au milieu de la cour, ce dessein généreux, souffrir que tout le monde vous en parle, marquer le jour précis de son exécution? Mais quel spectacle plus agréable aux anges et à Dieu même, lorsque, ce jour arrivé, ce jour éternellement marqué de Dieu dans le décret de ' votre prédestination, lorsque ce grand jour, disje, étant arrivé, à la face de toute la cour, ramassée ce semble alors tout exprès pour votre gloire, le siècle étalant ses pompes, la nature opposant ses tendresses, tout le monde sanglotant et fondant en larmes, nous vous vîmes, ma chère sœur, passer d'un air modeste, mais courageux, au travei*:» de ces objets différens, laisser loin

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