‹ Réflexions sur la miséricorde de DieuChapitre 144 sur 183 · Bibl.irop., Mss. résidu Saint-Germain, t. XIII, p · texte numérisé non relu

Bibl.irop., Mss. résidu Saint-Germain, t. XIII, p

3. Mémoires authentiques sur la Bastille^ t. I, p. 69. ■ — Histoire de la détention des philosophes et des gens de lettres, précédée de celle de Foucquet, de Pellisson et de Lauzun, par J. Ddort, t. 1 , p. 4 5.

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tique ? Nous ne le pensons pas, et notre opinion est motivée sur ce que Von trouve, dans le même volume de Conrart , une lettre de la veuve de Scarron, conçue en termes des plus compromettans pour sa vertu, et qui n'a jamais été considérée comme un document historique. D'un autre côté, il est juste de dire qi|e Fouquet s'ctant plaint, après son arrestation, qu'on eût donné de la publicité à des lettres scandaleuses qui pouvoient lui nuit*e, ie chancelier Séguier fit remarquer qu'aucune des lettres trouvées dans les papiers du surintendant n'avoit été publiée, le Roi^ dit-il, n'aycLnt pas voulu commettre la réputation de quelques dames de qualité^, La lettre, attribuée à madame du Plessis-Bellièrê , nous paroît donc avoir été inventée et colportée par les ennemis de Fouquet.

Ces réserves faites, nous reproduisons cette lettre telle que Conrart Ta donnée.

« Je ne sais plus ce que je dis ni ce que je fais quand on résiste à vos intentions. Je ne puis sortir de colère lorsque je songe que la petite

^ . Voy. notre Histoire de Colhert, p. 63.

demoiselle de La Vallière a fait la capable avec moi. Pour captiver sa bienveillance , je l'ai assurée sur sa beauté, qui n'est pourtant pas grande; et puis, lui ayant fait connoître que vous empêcheriez qu'elle manquât jamais de rien et que vous avez vingt mille pistoles pour elle ^, elle se gendarma contre moi, disant que deux-cent-cinquante mille livres n'étoient pas capables de lui faire faire un faux pas, et elle me répéta cela avec tant de fierté, quoique je n'aie rien oublié pour l'adoucir, avant de me séparer d'elle , que je crains fort qu'elle n'en parle au Roi, de sorte qu'il faut prendre les devans pour cela. Ne trouvez-vous pas à propos de dire, pour la prévenir, qu'elle vous a demandé de l'argent et que vous lui en avez refusé ? Cela rendra suspectes toutes ses plaintes. Pour la grosse femme (la reine mère), Brancas* et Grave vous en rendront bon compte; quand l'un la quitte , l'autre la reprend. Enfin , je ne

•I. Une déclaration du 20 mars 1652 avuit fixé à 10 livres la valeur de la pistole. Cela faisoit environ 800 000 livres d*aujourd'hui.

2. Le comte Charles deBranras, chevalier d^honneur de la reine Anne d'Autriche.

î FOrQCET ET M"' DE LA TALUEUE.

fais iHiint de rlifférence entre vos intérêts et mon salul. En vérité, on e^i heureux de se mêler d» affaires d'un homme comme vous ; votre mériie aplanit Ions les obstacles. Si le ciel vous faisait justice, nous vous verrions un jour la couroniK

DE GtriaXQ ET MU3 DE LA YALLIERE. 193

LB COMTB DB 6UICHB ET MADEMOISELLE DE LA YALLIERE.

Escrît donné au Roy par M, le comte de Guiche * ,

« Je ne prêtons point ici travailler à ma justification, puisque ma faute est de telle nature

4, Bibl. imp., Mss. Baluze, vol. 215. Papiers des armoires, yh, paquet 3 ; fol. i33 et suiv. — Nous reproduisons littéralement cette pièce importante qui est publiée, croyonsnous , pour la première fois. Elle se trouve, probablement , en copie, dans la précieuse collection Baluze; et cette cir* constance , jointe à son contenu , lui donne un caractère d*authenticité irrécusable. Madame de Motteville dit, au sujet des intrigues dont il y est question, que le Roi se fit donner une déclaration de la propre main du comte de Guiche, qui nia certaines choses, tout en avouant avoir mis en espagnol la lettre écrite par Vardes, dans le but d'animer les reines contre mademoiselle de La Vallière. Mé" moires, t. IV, p. 373.

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