a La date est en blanc au manuscrit, mais nos recber
le dit Beauchamps et sa femme ont Tait baptiser l'enfant en l'église Saint-Leu-Sainl-Gilles, leur paroisse, et l'ont fait nommer Charles, suivant l'ordre que le Roy m'en avoit donné.. ..
( Le septième jour de janvier 166!(, à midi, le dernier quartier de la lune ayant éié le sixième, nndemmselle de La Vallière est accouchée d'un second fils, ii midi prccis. Le même ordre a été observé pour le secrei que le Roy a voulu être gardé au |>ri:L'cdent, le sieur Buucher qui l'avoit servie en son premier accouchement, 1*« «ncore servie en celay-cy ; pour cet effet, il est«Dtré au Palais-Royal par la porte de derrine du jardin. 1
■ Le soir, sur tes neuf heures, le dit Bow^ I m'a apporté l'enfant accompagné du valet àt I
chambre de la dite demoiselle à la même porte de derrière dudit jardin ; le dit valet est demeuré à la dite porte, et Bouclier a apporté l'enfant jusqu'au carrefour de Thôtel de Bouillon où il Ta remis entre les mains du nommé Bernard qui m'a servy, et de sa femme qui a servy autrefois ma femme sous le nom de la damoiselle du Coudray.
oc Le leiademain , le dit Bernard, par mon ordre, a fait baptiser Tenfant à Saint-Eustache , sous le nom de Philippe , suivant l'ordre que le Roy en a donné *. »
4 . oc On trouve Pacte suivant sur les registres de cette paroisse : tt Du jeudi 8" janvier 4 665 fut baptisé Philippe^ fils « de François Derssy, bourgeois , et de Marie Bernard, sa « femme, demeurant rue Montorgueil. Le parrain, Claude «c Tessier, pauvre ; la marraine, Marguerite Biet, fille de Louis «c Biet, bourgeois. Si^né : L. Biet. » (Note de la Revue ré^ trospective .)
Nous ajouterons ici un détail se rattachant à Tordre de faits relatés dans la pièce qu^on vient de lire. Un registre des Dépenses du Trésor royal en 4 669 porte que le roi fit distribuer, cette année, « une somme de 8000 livres aux deux Duurrices de Mlle de Blois et de M. le comte de Vermandois , ses enfants naturels, » pour récompense de les avoir nourris de mamelles, à raison a de 4000 livres chacun. » (Collection des documents historiques. Correspondance administrative sous Louis JT/f^, par Depping, t. Itl, p. 4 5.)
DE VADILIOCRS
énECTlON KK DVCHÊ-PAlKtE
Louis, [)ar la yrâce de Dien, Roi de France et de Navarre, îi lous jirésens et à venir, salut. Les bienfuiu igue les Roys exercent dans leurs Étal« estant la marque extérieure du mérite <J<; ceux c[ui les l'eçuivent et le plus glorieux rloge des subjels (juj en sont honorez, nous avons cru ne pouvoir mieux exprimer dans le jiubliq l'eitime toute pai'ticull'ere que nous faisons de ta
1, ArcllïM lie rFjO|ûw, Or^annnacet. TTT. I, J
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personne de nostre chère et bien amée et ti^èsféalle Louise-Françoise de La Vallière qu'en Juy confiant les plus haults titres d'honneurs qu'une affection très-singulière, excitée dans nostre cœur par une infinité de rares perfections, nous a.in^ spires depuis quelques années en sa faveur. £t, quoique sa modestie se soit souvent opposée au désir que nous avions de Peslever plus tôt dans un rang proportionné à nostre estime et à ses bonnes qualitez, néantmoins, l'affection que nous avons pour elle et la justice ne nous permettant plus de différer les témoignages de nostre reconnoissance pour un mérite qui nous est si connu, ni de refuser plus longtemps à la nature les effets tle nostre tendresse pour Marie-Anne nostre fille naturelle dans la personne de sa mère, Nous luy avons fait acquérir la terre de Vauxjours, située en Touraine et la baronnie de Saint-Gristophe en Anjou, qui sont deux terres également considérables par leurs revenus et par le nombre de leurs mouvances. Mais faisant réflexion quUl manquoit quelque chose à nostre grâce sy nous ne rehaussions la valeur de cette terre par un titre qui peut satisfaire tout ensemble à l'estime qui provoque nostre libéralité et au mérite du
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siibjet qui la reçoit ; meitant cl'aiileiivs en considération que nostre chéte et bien aimée Louise- Françoise de ta Vallièi-e est issue d'nne maison irèi-nobleet très-ancienne dont les ancestres onl donné, en phisieui-s occasions im|)ortanies, des marques signalées de leur zùle an bien et avantage de nostre État et de leur talient et expérience dans le commandement des armées ;
A ces causes et autres considérations à ce nous raouvans, après avoir le tout cominunifjné à aucuns princes de nostre sang et plus notable personnages de nosi Conseil, de leur avis ei de nostre propre moi enient, f^ritce et liLéralile spécialle, pleine puissance et authorité royalle, Nous avoas, lesdites terres deVauxjours et baroin nie de Saiot-Cristoplie, tous les fiefs, tous droits domaines qui en composent présentement le revenu, leurs appartenances, despendances et annexes situées ezi>ays deTourainc ei Anjou, joint, uny, incorporé et annexé par les jirésentes signées denostre main, joijj;nons, incorporons, uni^ir n'estre à l'advenii- qii'HO 3ut ensemble créé et éiigé, créons « n titre, nom et dignité à prééminenc t pairie de France sous le nom de la
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Vallière. Seront, dès à présent, tenus et mouvans à une seul le foy et hommage de Nous et de nos successeurs Roys, à cause de nostre couronne et chasteau du Louvre, pour en jouir par la dite damoiselle Louise-Françoise de La Vallière , et après son décès par Marie-Anne nostre dite fille, ses hoirs et descendans tant roasies que femelles en légitime mariage en tous honneurs, prérogatives et prééminence de duc et pair appartenans, comme les autres ducs et pairs de France en ont d'ancienneté jouy et usé en tous lieux et endroits généralement quelconques avec attribution de ressort immédiat des apellations du bailly ou séneschal ducal ou son lieutenant qui sera estably au dit lieu de Vauxjours et de ses lieutenans particuliers qui seront pareillement établis en titre d'officiers ducaux des dites pairies et des terres et seigneuries jointes et annexées et autres que besoin sera et qui pourront estre cy-après annexées, lesquelles apellations seront immédiatement relevées en nostre cour de parlement de Paris, en titre et qualilé d'apellations émanées de juges , de duché et pairie en toutes causes civilles et criminelles tant du seigneur que des vassaux et justiciables. Et, quant aux
SIS BBBirriOH ]>s t^^nuo«]^
causes coûcernant les droits et doinaînes d'iceux doehé et pairie et antres qu'il appartiendra, elles pourront estre traitées et jugées en première instance de iiosti*e cour de parlement, selon le privilège ancien et notoire des pairs de France, sans que, dans toutes les causes susdites, les juges ordinaires ny leurs sièges présidiaux puissent en prendre aucun cour, jurîsdiction ny connoissance, soit en {première instance ou par appel , à peine de nullité, amende arbitraire, despens, dommages et intérêts et autres plus grandes s*il y èchet, sauf des cas royaux qui seront traités ainsy qu'auparavant par-devant les mesmes juges qui ont accoutumé d'en connoitre.
Et comme nostre Couronné est la source de tontes les grâces, et que dans ce cas elles y doivent naturellement retourner, aussy nous voulons qu'arrivant le décès de Marie-Anne, nostre fille, sans enfans ou descendans masles ou femelles, soit avant ou après sa mère, la propriété de ce duché soit conservée tout entière à la dite demoiselle Lcliise-Françoise de La Vallière, à la charge néantmoins qu'elle n'en pourra disposer et qu^après sa mort il demeurera ainsi que toutes les parties qui le composent en nostre