LETTRES PATENTES DU ROI
nostre ditte cousine a ou aura cy-après par devant vous, tant en demandant qu'en deffendant, vous ayez à tenir en estât et surséance durant le temps de six mois, pendant lesquels nous vous deffendons très -expressément d'en connoistre, et aux parties d'en faire aucune poursuite, à peine de nullités, cassation de procédures et de tous dépens, dommages etinteresls. Commandons au premier huissier ou sergent à ce requis, faire, pour l'exécution des présentes, tous exploits, commandemens, significations et autres actes de justice nécessaires sans pour ce demander aurre permission.... >*
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DB LA DCCSESSE DE LA TALLIÈKE A SADAME VfE SOWTAI7SEB ^.
«Le 24 mai 4667.
« Madame, les inquiétudes nouvelles causées par ma nouvelle grandeur me tiennent si fort
4 . Lettres et pièces rares et inédites publiées pmr M, Mmt^ ter^ p. 320 et suiv. — Le manuscrit sm- lequdM. Matter a copié cette lettre se troure à la bibliotbèqae de Manidi; Cod. Gallic, 307, in-4. On lit sor le premier feaîllcC de la copie, ces mots : a Paraphé le 21 noTembre 4670. De la Reynie. Thubeuf. » C'est là une preuve évidente, officielle, que la pièce avoit été poursuivie. Elle est intitulée : Lettre de madame la duchesse de Faujours a madame de Montau^ sier, sur le sujet du don qui luy a esté fait par le Rojr dé la duché de Vaujours. Cette lettre est d'ailleurs citée dans le volume CLVIII des Mélanges Clairamhault ^ Mss. de la Bibl. imp., p. 3201, parmi divers libelles et livres scandaleux dont le gouvernement françois devoit demander aux bourgmestres de la Hollande d'interdire l'impression.
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âoignée de Tétit tnuupàUeqcHe je pense me préparer pureetteéléTfttiiMi, que m'estant mpossftit de la cacher plus longtemps, fay recooirsà yosltn confidence el yeux tous ocraonniuiiqaer, à la de»- GbargedenKm cœur^les réflexions que j'y ai&ites. '
« Cesl ime eoqtsune J^urmj 1er gens ndson- MMeSy aux dumgemeni qu'ils ttoat de leon domestjqnesg d'en prévenir ^l^Qon|{é|2pur le paiement ;fe leon ffiges, on perdes reeonpfbissÉBoes de ieors services. J'ay penr qn'il ne rn^tm mm , de pesM^ et qae le Roy, par. on boqneor à grande ne f^^étemif^ 4n'apj^^;e|^ à la;flllfi% et me jiBtter tant àe y«mi^^^^ I^ambition remportant sur mon amoof^ jétenffie ..les mespris avec jdus de modératidn; .
c Je sçay encore que la fortune a un tenne d'élévation limité, au-dessus duquel on ne monte point, et t|ue le degré où je me vois assise estant le plus haut où puisse monter une personne de ma naissance, il est difficile d*y subsister long^ tems sans quelques traverses, qui ne peuveat être autres que la froideur du Roy.
u Or, soit que ce mal m'advienne par l'uti.oi l'autre de ces moyens, je le prévob mévitable. Mais le Roy se trompera s'il croit que Tambition
c/ifacera mon amour. Elle n'en a pas esté la mère. £/ie n'en sera pas le tyran, et ce brillant de nouvelle grandeur ne commettra pas un parricide. « Tout le royaume de France, et je peux dire toute l'Europe, n^ignore point combien mes amitiés, et dans leur naissance et dans leur progrès, ont été désintéressées, et qu^en considérant le Roy, sa couronne, parmi ses autres qualités, m'a paru la moins aimable.
c J'ay reçu beaucoup de bien de ses mains libérales. Je ne pouvois les refuser sans crime, comme j' ay toujours cru ne [)ouvoir les demander sans importunité, une grande prévenance ayant à mon égard légitimé tous ses bienfaits. « Les nouvelles amertumes que Ton m'a faites du mariage du marquis de Vuardes avec moy , justifient mon appréhension et mes soupçons: l'accueil et le bon visage que j'ay de la Reine me paroît une prière tacite d'y consentir. Mais elle ne sait pas que mon cœur y a des répugnances plus grandes que celles de l'antipathie, et que je suis incapable de manquer au serment que j*ay fait, de ne changer jamais d'amour et de ne pren<«' dre point de mai-y.
« Permeltez-moy, madame, de faire une petite