CXXVI LÀ DUCHESSE
■ voir, il mourut à dix-sept ans*. « Il faut tout sacrifier, dit sœur Louise delà Miséricorde à Bossuet qui s'étoit chargé de lui apprendre cette mort , c'est sur moi seule que je dois pleurer * . « Dans les premières années de sa retraite , elle recevoit un grand nombre de visites qui Timportunoient , mais sans la troubler. Nous avons le récit chnrmant d'une de celles que lui fit, au mois d'avril 1676, madame de Montespan. Gomment résister au désir de le reproduire? « Quant o causa fort avec sœur Louise de la Miséricorde; elle lui demanda si tout de bon elle étoit aussi aise qu'on le disoit. « Non, répondit-
1, Voir, à l'appendice, pièce n» 10, p. 236.
2. Lettre circulaire j etc., t. Il, p. 176. Vie aùre'" gee, etc. ; ioc. c//., p. 69. — D'après madame deCaylus, sœur Louise auroit dit en apprenant la mort du comte de Vermandois, et après avoir répandu beaucoup de larmes : « C'est trop pleurer la mort d'un fils dont je n'ai pas encore assez pleuré la naissance, i La pensée est la même des deux câtés, mais les expressions citées par la Lettre circulaire sont bien mieux d'une sainte religieuse. «
DS LA. YÀLIilERE. CXXVII
« elle, je ne suis point aise, mais je suis con- « tente. » Quanto lui parla fort du frère de Monsieur, et si elle vouloit lui mander quelque chose, et ce qu'elle diroit pour elle. L'autre, d'un ton et d'un air tout aimable, et peut-être piquée de ce style : « Tout ce « que vous voudrez, madame, tout ce que « vous voudrez. » Mettez dans tout cela tout l'esprit et toute la modestie que vous pourrez imaginer *. »
On se montroit à la cour, dit mademoiselle de Montpensier, les lettres de sœur Louise. C'étoient sans doute celles adressées au maréchal de Bellefonds. Elle le sut, et lui écrivit : « Ne faites plus voir mes lettres, je vous prie, et qu'elles ne soient qu'entre vous et moi. Je ne mérite ni ne veux de louanges, et il sembleroit an public que je veux m'en attirer. » Sa plus grande joie étoit de s'être éloignée de la cour pour j'a^ mais, « J'entends parler de mille plaisirs,