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optima. Néanmoins, il faut savoir qu'il existe des hernies à éclipses (Obs. n° 25 et 27), car des examens radiologiques faits dans des conditions identiques ne les ont pas, chaqué fois, objectivées.
Une fois la hernie reconnue, l’étude des clichés permet d’autres constatations de grand intérêt. Nous ne ferons que citer les lésions de gastro-duodénite et les ulcères concomitants qu’elle révèle, puisque nous consacrerons un chapitre spécial à l’association de la H.D. avec ces affections. Mais, en plus, nous relevons diverses malformations, dont voici le détail : au point de vue œsophagien : 2 mégaæsophages (Obs. n° 17 et 39); 1 diverticule œsophagien de pulsion (Obs. n° 38); 1 dilatation œsophagienne au-dessus du cardia, mais très probablement secondaire à la H.D. par reflux du trop-plein de la poche tho-
racique (Obs. n° 21); au point de vue gastrique : { insuffisance
du cardia (Obs. n° 36); 1 incontinence pylorique (Obs. n° 40); au point de vue duodénal : 2 diverticules duodénaux (Obs. n° 10
et 11); au point de vue intestinal : 2 cas.de diverticules coli- :
ques multiples (Obs. n° 22 et 30); 4 dolicho-mégacolon (Obs. n° 39). Enfin, nous ne ferons pas état de la dilatation jéjunale consécutive à une sub-ocelusion du grêle (Obs. n°, 40), done d’origine purement mécanique, chez un maladé qui est également un cirrhotique.
Si nous considérons que l’Observation n° 39, comprend en même temps un dolicho-mégacolon et un méga-æsophage, nous avons done dix cas où la hernie est associée à une malformation digestive, dont la plus fréquente est un diverticule. Le pourcentage est, par conséquent, de 25 % et par Jà, très supérieur à la fréquence avec laquelle on rencontre ces malformations chez des sujets normaux. Certes, souvent ce sont, notamment les diverticules duodénaux, des curiosités radiologiques sans grand intérêt clinique. Mais elles démontrent en outre surtout le méga-œæsophage et le méga-colon, un état d’atonie des tuniques digestives, qui pourrait fort bien se rencontrer, en même temps, au niveau de l’estomac, étant ainsi un facteur de dila-
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tation gastrique. Celle-ci favoriserait, évidemment, le passage de la grosse tubhérosité à travers le hiatus œscphagien. C’est cet argument que nous avons évoqué, quand nous avons parlé d’une léiasthénie de la musculature digestive, en tant que facteur pathogénique de la H.D.
b) La cholécystographie
Là, encore, nous abordons le chapitre des affections associées, de type vésiculaire, cette fois, et nous ne donnerons seulement ici, qu’une statistique. Nous ne possédons que neuf fois les résultats de cette exploration : 2 vésicules normales (Obs. n° 21 et 33); 2 lithiases (Obs. n°” 13 et 14); 2 vésicules exclues (Obs. n°* 19 et 37); 2 vésicules se colorant mal (Obs. n°* 10.et 11). À grosse vésicule s’évacuant difficilement (Obs. n° 27). Donc plusieurs fois, nous trouvons des signes très nets de participation vésiculaire, en accord, d’ailleurs, avec la Symptomatologie du malade.
c) L’électro-cardiogramme
L'examen électro-cardiographique a été pratiqué dans deux cas seulement : Madame C... (Obs. n° 1) et M. S... (Obs. n° 27). La première fois, il s’est révélé strictement normal. Mais, la deuxième fois, il nous a montré que la hernie n’était certainemient pas responsable de tous les troubles et qu’à la symptomatologie angoreuse correspondait très vraisemblablement des lésions organiques. En l’examinant de plus près, on voit un aplatissement de l’onde T dans l’ensemble ‘de dérivations des” membres (standards et unipolaires). [l n’y a pas d’anomalies importantes dans les précordiales. On note, par ailleurs, la présence d’une petite onde Q en D3, qui n’a pas un caractère formellement pathologique. Néanmoins, l’ensemble du tracé plaide en faveur d’une sclérose myocardique d’origine vraisemblablement coronarienne.
Voilà qui démontre la nécessité de pratiquer un tel examen,