‹ Réflexions sur les Hernies diaphragmatiques: (A propos de quarante observations personnelles)Chapitre 26 sur 28 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

L'étude de ces 40 observations personnelles nous suggère les conclusions suivantes :

{° Au point de vue étiologique, il s’agit, presque toujours, ici, de hernies hiatales de l’adulte, d’origine non traumatique. En sont atteintes, plus souvent (60 %), des femmes aux environs de la ménopause. Très fréquemment, nos malades sont des obè- : ses ou d'anciens obèses ayant récemment maigri. Un relâchement généralisé des tissus paraît une condition prédisposante de la H.D., la fréquence, chez nos malades, d’autres hernies, d’un prolapsus génital ou de diverticules coliques en témoigne.

‘À ces facteurs favorisants qui s’intriquent souvent, s’associe dans un nombre impressionnant de cas (près de 40 %), une cholécystite. Peut-être, parce que la H.D. est souvent, comme les cholécystites, l’apanage de la femme, la hernie, latente cliniquement, étant découverte à l’occasion de l’examen radiologique que les troubles dyspeptiques, d’origine biliaire, conduisent à pratiquer. Peut-être, parce qu’un même terrain « arthritique » prédispose à ces deux affections.

2° Le caractère principal de la symptomatologie est son polymorphisme. Cependant, les troubles les plus fréquemment notés, dans nos observations, sont des douleurs épigastriques ou rétro-sternales, de type post-prandial ou semi-tardif, soulâgées par des vomissements ou le décubitus. Peut-être, cette proportion de formes dyspeptiques vient-elle du fait que 37 de nos 40 cas proviennent d’une consultation de gastro-entérologie ou

Re

de la clientèle d’un gastro-entérologue, le Professeur agrégé Dubarry. Néanmoins, à côté des formes dyspeptiques, nous avons observé des formes anémiques.

3° Il est remarquable qu’en dehors d’autres lésions herniaires, la H.D. soit très souvent associée à des maladies digestives, respiratoires ou cardiaques. Cette association pose le problème du rôle de la H.D. dans le déterminisme des troubles cliniques, et des relations entre la hernie et ces affections associées. Parfois, la maladie associée semble être une complication dé la H.D. : ulcère, asthme ou angor, la hernie ayant été l’épine irritative qui a créé le terrain favorable à l’éclosion de la maladie. D’autres fois, c’est l’affection associée qui la fait découvrir et il semble y avoir simple coïncidence. Ce problème pathogénique des associations lésionnelles n’a pas qu’un intérêt spéculatif. Il est, au contraire, essentiel au point de vue pratique. Si la clinique orientait vers un autre diagnostic, dont la preuve doit être systématiquement poursuivie, la découverte d’une H.D. ne doit pas être un prétexte à l’arrêt des autres investigations. Ce n’est que si aucurfe explication satisfaisante n’est apportée qu’on est en droit de rattacher à la hernie le. tableau clinique.

4° C'est dire, au point de vue thérapeutique, qu’on ne conseillera une intervention chirurgicale sur la hernie qu'après avoir tenté des traitements d’épreuve d’autres maladies possibles. Et, très souvent, quand les troubles paraissent relever de la hernie, un traitement médical de gastrite amène-t-il la disparition, plus ou moins totale, des troubles. Il en est de même, dans certaines formes anémiques, où le traitement anti-anémique peut souvent suffire.

Lies ex

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