SAT
1) Réponse : NON.
214 malades sur 226, soit 94 %.
2) Malades ayant présenté de l’ictère :
a) ICTÈRES BÉNINS DE TYPE INFECTIEUX :
OBs. 31 : Petits épisodes ictériques à la suite d’écarts de régime.
OBs. 183 : 2 ou 3 épisodes ictériques de courte durée depuis Décembre 1950.
b) ICTÈRES DE TYPE ANGIOCHOLITIQUE :
Os. 118 : 18 mois après l’intervention, apparition d’un ictère fébrile ayant duré 5 mois.
Il s’agissait d’une malade de 59 ans, opérée de cholécystite calculeuse après un long passé de lithiase. Les suites immédiates avaient été marquées par l’apparition d’un ictère très foncé, fébrile, avec grosse atteinte de l’état général et la malade avait quitté l'hôpital au 20° jour en très mauvais état. Malgré ces 2 épisodes ictériques, dont le dernier date maintenant de 7 ans, cette malade va très bien et mène une vie très active. (Travail de la campagne).
Oes. 375 : Ictère de 3 semaines après l’intervention.
Ce malade de 37 ans a fait chez lui un ictère dû à une poussée d’angiocholite qui est restée sans lendemain. Os. 457 : Poussée d’angiocholite avec ictère en 1951.
Cette malade de 65 ans qui a subi une cholécystectomie en 1947 a présenté 4 ans après une poussée d’angiocholite avec grosse perturbation de ses tests hépatiques.
C) SYNDRCOMES CHOLÉDOCIENS :
OBs. 9: A présenté 3 épisodes ictériques : 25-8-48, 10-11-49, 15-4-51. Ces épisodes ont accompagné ou suivi des crises douloureuses du type cholédocien. Cette malade a du reste été réopérée le 19-5-51 par un autre chirurgien pour lithiase cholédocienne.
Os. 25 : Episode ictérique à la suite d’une crise douloureuse en 1942.
RAA
Malade de 43 ans opérée en 1941, l’ictère de 1942 n’a duré que quelques jours et a cédé à une série de tubages duodénaux. Dans les 10 années qui ont suivi, aucun incident de ce genre n’est signalé.
O8s. 74: Syndrome cholédocien avec ictère par rétrécissement post-opératoire de la voie biliaire principale ayant nécessité une reconstitution.
Malade de 60 ans qui a subi en 1944 une cholécystectomie pour lithiase vésiculaire. Dans les suites opératoires, installation d’un ictère accompagné bientôt de frissons et de température. La réintervention pratiquée 5 mois plus tard montra qu’il s’agissait d’un rétrécissement de la voie principale siégeant à l’endroit où avait porté la ligature du ceystique (Obs. 3 de la thèse de MELEY). Les suites de cette 2° intervention furent excellentes, ainsi que le résultat éloigné.
Ogs. 134 : Crises cholédociennes typiques par rétrécissement post-opératoire de la voie biliaire principale ayant nécessité une réintervention de reconstitution.
Il s’agissait d’une malade de 46 ans, obèse, qui a subi en 1945 une cholécystectomie pour cholécystite aiguë lithiasique. Les suites ont été marquées par l'apparition d'une fistule biliaire assez abondante qui a persisté pendant 3 mois. Au bout de 5 mois, apparition de crises cholédociennes typiques chez une malade amaïigrie. La réintervention pratiquée le 5-10-1945 montra un rétrécissement à la partie moyenne du cholédoque. Les suites furent bonnes si l’on excepte une complication pulmonaire post-opératoire, mais 7 mois après des poussées ictéro-fébriles réapparaissent, nécessitant des tubages duodénaux et des cures hydrominérales à Vichy qui dans l’ensemble ont apporté une sensible amélioration. (Obs. 4 de la thèse de MELEY).
O8s. 144 : Syndrome cholédocien dont est responsable un foyer d’adhérences sous-hépatiques.
Femme de 71 ans (Mère de l’Obs. 197), opérée en 1945 pour cholécystite scléro-atrophique lithiasique, l’intervention avait montré un cholédoque dilaté à l’intérieur duquel la palpation s'était révélée négative. En raison
de l’âge il n’a pas été fait de cholédocotomie. En 1947, soit 2 ans plus tard, cette malade présente des crises cholédociennes typiques et une réintervention est décidée. Elle montre un cholédoque comprimé par des adhérences au niveau du pédicule hépatique.
— Os. 197 : Syndrome cholédocien typique survenu 4 ans après une cholécystectomie et expliqué à l’intervention par une gangue fibreuse enserrant le pédicule hépatique.
Il s'agissait d’une femme de 33 ans opérée en 1946. Après des suites parfaites pendant 3 ans, réapparition en 1949 de crises cholédociennes faisant craindre un calcul de la voie principale. La réintervention faite en 1950 permit de découvrir un cholédoque comprimé au sein d’adhérences occupant tout le pédicule hépatique.
3° question. Avez-vous eu de nouvelles crises douloureuses ? Pouvez-vous en préciser la date, la durée ? Voulez-vous en décrire les caractères en quelques mots ?
1) Réponse : NON.
178 malades sur 226, soit une proportion de 78 %.
2) Malades ayant présenté de nouvelles crises douloureuses depuis l'intervention :
47 malades sur 226, soit une proportion de 22 %.
Parmi ces manifestations douloureuses, il y a lieu de distinguer :
a) Des troubles peu importants de par leur caractère, leur fréquence, leur durée et le fait qu’ils surviennent le plus souvent à l’occasion d’écarts de régime.
Ces cas groupent 35 malades :
— Ogs. 41 : Quelques petites crises avec vomissements dues à des écarts de régime.
— O8s. 67 : En Septembre 1940, une crise de 2 jours avec vomissements et frissons.
— Os. 101 : À présenté depuis 6 mois quelques petites crises douloureuses n’ayant pas comme avant l’intervention le caractère angineux : ces crises ont maintenant une irradiation droite.
SJ AGE
O8s. 106 : Crises à l’occasion d’écarts de régime. O8s. 121 : 1 à 2 crises par an.
O8s. 167 : Une crise douloureuse de 12 heures en 1948. Depuis quelques épisodes douloureux sans caractères bien précis. (Prédominance nocturne).
O8s. 169 : Quelques crises douloureuses, mais beaucoup moins marquées que les précédentes et sans vomissements.
O8s. 175 : Quelques petites crises moins douloureuses. O8s. 182 : Crise de 8 jours en Octobre 1946, moins violente qu'avant l’intervention. Crises ensuite moins violentes et semble-t-il de plus en plus rarés.
O8s. 185 : Petites crises douloureuses fréquentes ayant complètement cédé actuellement à la Bromésérine. O8s. 186 : Petites crises douloureuses de temps en temps.
O8s. 193 : Prend une ou deux crises par an pendant 24 heures.
O8s. 232 : Petites crises douloureuses de moins en moins fréquentes, plutôt malaises de 24 heures.
OBs. 233 : Présente 2 ou 3 crises par an avec vomissements de bile.
O8s. 239 : Syndrome douloureux épigastrique postprandial tardif. (En rapport probable avec un ulcus duodénal).
O8s. 240 : Douleur quotidienne ?? (sans précision). Os. 243 : Une crise douloureuse violente en 1949 (excès alimentaire), pas depuis.
O8s. 2414 : À présenté quelques crises douloureuses avec vomissements de bile.
OBs. 316 : Quelques douleurs récentes à irradiation interscapulaire.
OBs. 343 : Une crise de 15 jours en Février 1951.
OBs. 346 : Une crise douloureuse de 8 jours en Juin 1950, avec température à 38, vomissements et maux de tête.
O8s. 349 : Deux crises en Juillet 1950 et Juillet 1951 : durée 1 heure.
O8s. 356 : Plusieurs crises douloureuses jusqu’en 1950. Plus de crises depuis la cure à Vichy.