‹ Réflexions sur une Statistique de Chirurgie BiliaireChapitre 68 sur 90 · IV. — Décès post-opératoires · texte numérisé non relu

IV. — Décès post-opératoires

14 sur 83, soit 17 %.

a) Décès rapides dans un tableau de choc opératoire : — Os. 146 : Décès au 3 jour, dans un tableau de choc. — OBs. 157 : Décès le soir.

— Os. 260 : Malade choqué à la fin de Pintervention.

Décès le lendemain.

— Ogs. 271 : Décès au 5° jour.

— Os. 275 : Décès le lendemain.

— Os. 293 : Décès le soir,

5 cas sur 82.

Ces 5 malades étaient particulièrement fragiles et les conditions préopératoires expliquent en partie le décés rapide après lintervention :

O8s. 146 : Il a été pratiqué une duodénotomie, ce geste est le seul de son espèce dans notre statistique, mais nous avons eu l’occasion d’observer depuis et à plusieurs reprises sa haute gravité. |

Ogs. 157 : Concerne une malade paludéenne ancienne, éthylique, avec des tests hépatiques perturbés. Il existait à l'intervention une collection biliopurulente soushépatique.

O8s. 260 : Concerne une femme de 75 ans, l'intervention a ouvert un abcès périvésiculaire et une vésicule pleine de pus, ces incidents opératoires ont certainement contribués à l’aggravation de l’état postopératoire.

O8s. 271 : Concerne un homme de 69 ans sans antécédents particuliers.

O8s. 275 : Il s'agissait d’une malade opérée avec une 1ra290€

O8s. 293 : Est celle d’un homme qui présentait un ictère évoluant depuis un mois, ces deux circonstances étant à priori très péjoratives pour le pronostic.

b) Décès dus à l'insuffisance hépatique irréversible :

Os. 152 : Après une amélioration de 3 jours avec chute de la température, apparition d’un état subcomateux alors que l’ictère se fonce. Coma le 6° jour et décès le 9° dans l’hyperthermie à 40,5.

O8s. 156 : L’état reste grave, température, adynamie. On évacue une collection suppurée sous-hépatique. Décès au 5° jour.

O8s. 261 : Bonnes suites pendant 8 jours, puis température oscillante à 39-10 avec frissons, pendant un mois. Mort au bout de ün mois : tableau d’angiocholite diffuse avec abcès miliaires du foie.

OBs. 274 : Etat satisfaisant pendant un jour. Au bout de 48 heures, l’écoulement de bile s’arrête, état algide, décès au bout de 48 heures.

O8s. 292 : Décès au 3° jour, état d’algidité.

5 cas sur 82.

Si l’on recherche dans les antécédents et dans les condi-

tions préopératoires les facteurs qui peuvent dans une cer-

taine mesure rendre compte de l’évolution fatale, on note :

— O8s. 152: Un taux d’urée sanguine à 1,35 gr. chez une

malade ictérique présentant une température d’origine angiocholitique. ‘

O8s. 156 : Une température à 40 chez une malade ictérique.

OBs. 261 : Un tableau sévère de cholécystite aiguë chez une malade pourtant jeune, mais dont les antécédents remontent à plus de 10 ans.

OBs. 274 : Malade ictèrique depuis un mois.

L’Oss. 292 enfin est celle d’un homme de 71 ans albuminurique avec un taux d’urée sanguine à 1,38 gr.

c) Autres décés :

Os. 276 : Cachexie prgoressive, décès au 33 jour.

Il s'agissait d’une malade de 62 ans opérée avec une température à 39. Au cours de Pintervention, le duodénum a été blessé. La vérification n’a pas pu être pratiquée.

Os. 381 : Malade très déshydraté; au 16° jour : hémorragie intestinale très abondante. Décès au 18° jour.

Autopsie : péritonite sous-hépatique, ulcération intestinale de l’angle droit.

I s'agissait d’un homme de 76 ans avec température et subictère.

O8s. 393 : Parotidite au 5° jour : collapsus cardiaque et éviscération. Décès après suture de lPéviscération.

Il s’agissait d’un homme de 55 ans en mauvais état général.

— Complications d'ordre hépato-vésiculaire.

9 malades sur 82, soit une proportion de 11 %.

En voici le détail :

O8s. 12 : Fistule biliaire persistant longtemps. Le lipiodol montre le cholédoque inférieur imperméable. Du fait de cette déperdition biliaire : atteinte progressive de l’e. g. : amaigrissement, oligurie, délire. Cepen dant, au bout d’un mois, la fistule se farit, le lipiodol montre que la perméabilité cholédocienne est rétablie.

— O8s. 45 : Au lipiodol de contrôle : rien ne passe dans le duodénum, le malade reste jaune, les selles restent décolorées; malgré cela, on enlève le drain cholédocien au 14° jour, cicatrisation perpropriam : la fistule cholédocienne s’arrête spontanément le 10/7 (28° jour). La malade reste longtemps ictérique, puis le teint s’éclaircit peu à peu, les matières mettent longtemps à se recolorer.

— O8s. 46: Au 10° jour : le lipiodol passe bien. Après ablation du drain : écoulement biliaire qui se tarit rapidement.

— Os. 71: Au 10° jour, le lipiodol passe dans le duodénum. Après ablation du drain, cicatrisation après quelques jours de fistule.

— O8s. 72: Ablation du drain au 13° jour, l’écoulement biliaire persiste longtemps. Collection de bile sous la cicatrice ayant nécessité incision et drainage.

— OBs. 259 : Au 10° jour, cholédoque perméable, abla&ion du drain. Cicatrisation. Pendant les 3 semaines postopératoires : 2 à 3 crises douloureuses sans température ni décoloration des matières.

— Os. 277 : Malgré une bonne imprégnation du cholédoque par le lipiodol, aucun passage dans le duodénum. Passage étroit au bout de quelques jours.

— OBs. 290 : Longue persistance d’une fistule biliaire.

— O8Bs. 151 : Suites simples. Lipiodol : bonne injection du cholédoque dans sa partie supérieure. Reflux dans l’hépatique. À la partie inférieure se dessine une image d'arrêt (le lipiodol file de part et d’autre et ne passe pas franchement). Persistance de cette image au bout d’1/2 heure.

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