CONSIDERATIONS COMMUNES A L'ENSEMBLE DE NOS OPERES
1) Sur les 464 interventions pratiquées, nous avons relevé 16 éventrations en général peu gênantes, 2 toutefois ont nécessité une cure chirurgicale secondaire.
Ce chiffre rapporté aux 361 malades revus à l’occasion de notre enquête (chiffre dont nous avons distrait les 37 malades décédés dans les suites opératoires) représente une proportion de 4,4 % :
— 6 fois, il s'agissait d’une cholécystectomie pour lithiase ;
— 3 fois d’une cholécystectomie pour affection non lithiasique;
— 1 fois d’une cholécystectomie associée à un drainage transcystique;
— 6 fois d’un drainage externe associé à une cholécystectomie pour lithiase.
Ces chiffres sont là, croyons-nous pour prouver que l’incision sous-corticale peut être correctement refaite à condition qu’on y ferme bien et que la qualité de la cicatrice qui n’est en général ni douloureuse ni adhérente; ses possibilités dans l’exploration complète de l’arbre biliaire l’ont du reste fait adopter par bon nombre de chirurgiens.
2) Nous pensons enfin qu’il n’est pas sans intérêt de relever les décès par embolie pulmonaire à une époque où cette redoutable complication tient une place importante dans l'actualité chirurgicale.
5 de nos malades (tous opérés de cholécystectomie pour Uithiase) sont décédés d’embolie pulmonaire : 2 hommes et 3 femmes dont l’âge moyen se situe autour de 55 ans (de 50 à 63 ans). Une seule fois, il est vrai, le contrôle nécropsique a pu être effectué montrant en réalité un long
caillot blanchâtre dans la branche droite de l’artère pulmonaire, mais la netteté des symptômes ne permet guère de doute quant au déterminisme de la mort brutale dans les autres cas.
Notons en passant qu'aucun de ces 5 malades ne présentait de s. de thrombose, soit au niveau des ML soit au niveau du pelvis.
Enfin fait plus digne d'intérêt, si un de nos malades est mort au 27° jour après l’intervention, les 4 autres décès se sont produits dans un délai beaucoup plus bref : 1 le 5° jour, 1 le 3% jour et 2 le 2° jour et il est permis de se demander si une thrombose préexistante n’était pas en évolution lorsque le geste opératoire est intervenu.
Nous ne nous étendrons pas davantage sur ces observations, nous voulons simplement les verser au grand dossier des complications thrombo-emboliques.