I. Œuvres de Locke, édition Thurot, t. VU, p
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sur ce que l'Évangile et les apôtres nous disent, l'on ne saurait être chrétien sans la charité et sans cette foi qui agit par la charité et non point par le fer et par le feu. Or, j'en appelle ici à la conscience de ceux qui persécutent, qui tourmentent, qui ruinent et qui tuent les autres sous prétexte de religion, et je leur demande s'ils les traitent de cette manière par un principe d'amitié et de tendresse. »
Jésus-Christ lui-même, en n'employant que la parole pour la conversion des hommes, a donné à ses disciples l'exemple et le précepte de la tolérance : « car si les infidèles, dit Locke, devaient être convertis par la force, si les aveugles et les obstinés devaient être amenés à la vérité par des armées de soldats, il lui était beaucoup plus facile d'en venir à bout avec des légions célestes, qu'aucun des fils de l'Église, quelque puissant qu'il soit, avec tous ses dragons'. » On suppose que ces derniers mots sont une allusion à la conduite de Louis XIV dans les Cévennes.
Quel est d'ailleurs, sans franchir le cercle des convictions religieuses, le titre qu'invoquent les