‹ Réforme de l'enseignementChapitre 11 sur 34 · RÉPONSE IMMÉDIATE · texte numérisé non relu

RÉPONSE IMMÉDIATE

Monsieur,

Ah vraiment î vous ouvrez le feu! je ne puis qu’admirer le dévouement singulier, que vous montrez à la cause de l’enseignement. Permettez-moi cependant de vous faire une observation: c’est que moi je combats à visage découvert et que je vous saurais gré d’en faire autant. Nos armes alors seront égales. Et il no serait pas juste que jnoi je portasse la responsabilité de mes écrits et que vous, vous fussiez protégé par le voile de l’anonyme.

LE SYSTÈME

Relevez votre visière, que je sache à quel chevalier j’ai affaire; et aussitôt je commencerai la lutte avec la courtoisie que deux hommes bien élevés doivent mettre dans toute discussion, même quand ils sont d’avis différents. Et certes vous ne péchez pas par excès de courtoisie !

Pour cette fois cependant, les conditions de la lutte n’ayant pas encore été posées par moi, je vous répondrai en un mot -et je. tiens • à porter immédiatement ma réponse au journal qui a reçu l’attaque et qui ne peut moins faire que de recevoir aussi la défense. Yous prétendez que mes travaux sont de peu d’importance et n’ouvrent pas un nouvel horizon à l’enseignement; eh bien, acceptez une discussion publique où vous soutiendrez l’ancien système et moi le nouveau. Un homme dévoué comme vous l’êtes, Monsieur, ne peut refuser le combat.

Pour moi je suis prêt. A quand le jour de la discussion ? Vous savez ma devise: Beo juvante, contra omnes et omnia.

J’ai l’honneur, chevalier, de vous présenter mes respectueuses salutations.

P. Leroy.

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