PRÉFACE
« La science dit Balmès, s’acquiert lente- «ment, péniblement, st la vie est courte.
« Cependant l’homme disperse ses facultés sur « mille objets divers ; caressant ainsi sa vanité «et sa paresse : sa vanité, parceque cette uni- « versalité apparente lui donne un certain « vernis de savoir ; sa paresse, parcequ'il est « beaucoup plus difficile et plus pénible de se « fixer à une science, de l’approfondir, de l’err- « brasser tout entière, que d'acquérir quel- « ques notions vagues et générales sur toutes « les branches des connaissances humaines,
« Une science, une seule science, dont on « veut savoir le dernier mot, (et on ne le sait « jamais), suffit pour absorber la plus longue «vie. 1l en est de même des professions. Il «importe donc de choisir, selon l'aptitude « particulière, la carrière, que l’on doit suivre, «et, le choix fait, de s’y tenir et de s’y livrer «tout entier Or l'enfant lui-même, dès sa « douzième année, est en état de comprendre, «quels sont les travaux, qui lui coûtent le « moins, quelles sont les études, où il déploie « le plus d'aptitude et d'intelligence. »
Cela étant, pourquoi tant le fatiguer et si longtemps en dehors de la voie spéciale, où il se sent appelé ; voilà la question que je pose à tous les gens raisonnables. Chacun ayant