‹ Réforme de l'enseignement [microforme] (volume 2)Chapitre 14 sur 16 · LE · texte numérisé non relu

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coup fait pour la cause de l’enseignement que d’avoir. donné à tant: d’enfante, qui sont en retard, le moyen de réparer le temps perdu. Mais je la crois applicable en grand: En tout cas pourquoi dans les grands colléges, comme celui-ci, à côté de l’ancien système, n’y aurait-il pas un cours spécial, où un. petit nombre d'enfants payant plus cher recevraient un enseignement plus soigné, et-qui, soyez-en sûrs, serait bientôt des plus recherchés par les parents. Ce cours ne serait-il pas d’ailleurs une école normale d’un nouveau genre, où le professeur, obligépendant plusieurs années de dirigor luismême les élèves : dans 1ous. leurs travaux et non plus seulementde corriger des devoirs faits en dehors de lui, apprendrait par la pratique cet art si difficile d'enseigner aux autres, que trop jeu connaissent. Car il ne snffit pas d'être un savant-pour être un bon maître et ce n'eët qu’en professant qu'on devient professeur.

Si j'ai pu rendre quelques services et ouvrir uns voie nouvelle, t'est pour avoir vu les enfants à l'œuvre, pour avoir traraillé avec enx. Li est l’ave:

pir de l’enseignement, j'en ai la con-

viction ; là ost le progrès, et si,çcomme je le désire et l'espère, d’autres hardis pionniers, sans égards pour haute et onorée dame routine, veulent après moi marcher à la découverte et suivre ce sentier, que j'ai péniblement tracé à mes risqués et périls, îls agrandiront le chemin encore étroit, etun jour prochain sans doute, quand le vaste plan, que j'avais concu pour l'étude des langues, aura été rempli pour le français et le grec, comme il l'est déjà pour le latin, ce jour-là une réformé radicale aura été faite. À vous de voir, si l'honneur de cette réforme, qui est demandée de toutes parts, doit appartenir au Canada français et à l’Université- Laval.

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