‹ Réforme de l'enseignement [microforme]Chapitre 9 sur 43 · CHE · texte numérisé non relu

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les élèves ont à travailler de la tête pendant dix et onze heures chaque jour. Aussi, ceux qui n'ont pas une constitution de fer, pour nous scrvir d’une expression familière, sortent de là épuisés, portant en eux le germe de touies les maladies, qui viennent les assaiilu: acs qu'ils ont pasé la trentaine. Un enfant, comme le dit M. Leroy, ne doit pas, né peut pas travailler plus de sept heures par jour, Le tavail, qu'il fait au-delà de ce temps, nonsvulement ne lui profite pas, mais le dégoûite, ct aunule les bons effets déjà produits. La question hygiénique, à elle seule, devrait suffire pour donner raison au nouveau systécme.

Eu somme, nous avons entendu M. Leroy avec intiniment Ge plaisir. Ce qu'il affirme, il le réalise, non pas en un tour de baguette comme les «;.°rlatans, mais à l’aide de principes raisonnés, solides, obtenus par le travail d’un esprit chercheur et bien équilibré. Dans un siècle, où les personnes instruites recherchent de préférence les carrières dans lesquelles on gagne beaucoup de gloire ou beaucoup d'argent, il est consolant de voir un homme, ay paremment tout jeune, faire le sacrifice de légitimes ambitions etconsacrer ses travaux, sa vic, à une tâche toute de dévouement et d'humilité. A ce seul titre, M. Leroy méritcrait l’enconragement; mais il n’est pas nécessaire pour lui d'exploiter la sympathie, car nous croyons que son œuvre porte en elle-

même de quoi le recommander suffisamment auprès des véritables.aimis de l'éducation, -de

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