L'IMPOT SUR LE REVENU
Les bourgeois se prétendent les défenseurs de la justice absolue. — Chacun doit payer selon ses ressources. — Ce sont les bourgeois qui tirent le plus d'avantages de Tordre social. — [La valeur d'une pièce de cent sous. — L'Impôt indirect, moyen d'écorcher sans faire crier. — En définitive c'est celui qui travaille qui paie pour tous. — Les lois de « protection ouvrière ». — L'arbitrage obligatoire. — Un nouvel impôt. — Une escroquerie financière. — La danse des milliards. — Un leurre.
A tout seigneur, tout honneur, c'est par les deux grandes réformes du parti radical que nous commencerons notre examen des moyens,les plus saillants, proposés en vue 'de faire, de la société capitaliste, un Eden où tout le monde, riches comme pauvres, trouvera satisfaction,
et ce qui en toute justice revient à ses efforts. Car, c'est un point qu'il ne faut pas oublier, les défenseurs de l'ordre social actuel, ne les défendent, repoussant les « utopies » socialistes ou anarchistes, que, parce que, partisans de la « Justice » absolue, ils prétendent que cette justice ne peut être répartie que par un gouvernement chargé de faire respecter la liberté de chacun, et que, d'autre part, la vraie justice consiste à rémunérer chacun selon son travail, et qu'il n'y a, jusqu'à présent, que l'organisation économique actuelle qui permette d'approcher cette justice distributive. Ils en tiennent l'instrument, il ne s'agit plus que d'améliorer la fa<;on de s'en servir pour arriver à la perfection.
Si chacun doit recevoir selon ce qu'il a travaillé, chacun doit payer à la société selon ses moyens, et c'est ce qui nous a valu celte grande pensée du règne radical : l'impôt sur le revenu.
Selon ses promoteurs, c'est bienià le véritable impôt égalitaire. Chacun concourant, selon ses ressources, aux charges communes.