‹ Réformes socialesChapitre 1 sur 67 · EN PEU DE MOTS · texte numérisé non relu

EN PEU DE MOTS

L'ouvrage que j'offre au public se compose de deux parties qui marchent parallèlement l'une à l'autre. J'ai intitulé l'une : Le Cumuat, et c'est le mot propre, et l'autre : Les Doctrines, qui ne Test pas moins ; dans ces deux mots est toute l'histoire du RÉFORMATEUR, joumal qui est venu changer de fond en comble la rédaction des journaux de tous les partis, ainsi que pourront s'en convaincre ceux qui désireront le vérifier.

A l'époque que je décris, il y avait en moi deux hommes trèsdistincts l'un de l'autre, un homme qui, sous ces deux formes, n'a cessé de faire trembler le gouvernement le plus corrupteur et le plus corrompu dont l'histoire ait eu jamais à s'occuper ; et cet homme, grâce à la fortune d'un de ses plus fidèles amis, se vit tout à coup appelé, seul ou presque seul, cà faire une double résistance contre la multiplicité d'action de ce gouvernement à déjouer.

Et pourtant, si ce gouvernement avait été réduit à ne combattre que d'après la loi, on verra qu'il en était arrivé à s'abattre devant cet homme qu'il n'aurait jamais pu écraser; c'est un fait acquis à l'histoire ; et 1848 fût arrivé en 1836.

Pour triompher de ce Samson jusqu'alors invincible, il fallut briser la loi et la remplacer par le mensonge : dès lors, le géant tomba désarmé, mais non vaincu ; la partie ne fut que différée de treize ans; et, ce jour-là, à moi et au peuple, la victoire! Salut au 25 février 1848 !

Car, en 1834, je fus, en même temps, l'homme de la résistance au nom du peuple et l'homme de son instruction morale et politique; l'homme sans presque aucun ami dans ceux qui l'entouraient, mais ayant pour ami la multitude, celle qu'en 1848 j'ai faite le suffrage universel.

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