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Liggve
Pour libérer cette énergie latente, il a fallu ici chauffer l’air de 2077, ce qui lui a permis de s’élever à 684 mètres. Après quoi, le point de saturation étant atteint, le déclenchement se produit spontanément et l’air pourrait s’élever de plusieurs milliers de mètres si des influences perturbatrices ne s’exerçaient point, refroidissement par rayonnement dans les hautes régions du ciel dès que la vapeur est passée à l’état de particules liquides, comme le fait observer T yndall, refroidissement par évaporation, surcharge du nuage par les gouttes d’eau, entraînement vers le bas par leur chute.
Ainsi s’explique ce paradoxe : Toutes les pluies sont dues au refoidissement de l'air et, pour que ce refroidissement puisse se produire, il nous faut cependant commencer par chauffer l’air.
Dépression barométrique due à la dilatation
Ayant calculé le nombre de degrés dont il faut accroître la température de l’air pour que par ascension il arrive à saturation, il nous est maintenant aisé d'évaluer la dilatation dans nos colonnes ascensionnelles, de voir par suite si nous avons bien créé une dépression supérieure à un mètre de hauteur d’air.
RUE avons vu qu’il fallait chauffer de 2077 l’air à 80 %, d'humidité HE 200 et qu’à 684 mètres de hauteur il serait saturé.
Au bas de la colonne l’écart avec l’atmosphère est de 2077; à 684 m. ilest nul : soit en moyenne 1938. La dilatation est donc de 684 X 1,88, soit 3 mètres 45.