AMBROISE DUPONT ET C- , LIBRAIRES
HUE VIVIENNE, w" l6.
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Lors de Tapparition de la relation du capitaine Maîtland, le comte de Las Cases, se Pouvant précisément dans un redoublement dé souffrance qui ne lui permettait aucune occupation suivie, et se considérant néanmoins dans l'obligation absolue de combattre un point important qui* lui était personnel , eut l'idée de s'adressera M. Barthe , dont la réputation seule l'offrit à sa pensée. « M. le capitaine « Maitland et moi , lui écrivit-il , nous « dif lierons tellement sur le point capital « qui a décidé du supplice et des der- < nières destinées de Napoléon , que je
« me vois contraint de le réfuter avec /( étendue : une simple dénégation nesau^ (( rait suffire ; car quel diipit aurais-je de c( prétendre que mon . témoigfaage dût « l'emporter sur un témoignage contraire, crsi je ne l'accompagnaâis de raisonne- «mens et de pi^euves ixiconAestabte» ^ « Cependant oia situation pnésente me « le rend impossible : dans cet était j'im^ « plore Votre assistaiuce; et, si vous y&imz <( k me l'accorder , je r^e voudrais , pour « plus de loyauté , «t afijo d'éloignaF ce toute idée que j'aiiu^ais pu çhencher ^ i< vous îaspirarquelquie partialité , ikH^qu^ « mon antagoniste vous demeurât éumi^ « ger , je ne voudrais , di5-je , vous foar-7 ce nir d'autres documens que Lçs dSBUx <c versions contraires , savoir : de nvon * « côté, le récit que je m'en faisais dans le
(c. temps à moi-itiéme sans prévisions , ou (c arrières-peft-sées aucunes (voir Mémo- « rèalde Sainte-I^lène ) , et de l'autre , la « i^elatiort du capitaine Maitland , publiée « cinq ans plus tard. Ce serait le plus sûr « ittoyétt de Coiiper court au débat , et a d'arriver à une prompte solution ; car (c ftôtts ne satrrions dénier, ni l'urt ni Fau- « tté, té <5ftfè tiôiÊ^ àvofls publié, et notis <f tlotis trétj'tfei^on^ Jugés pai^nos propres « pi#dks.
<c Au sur'plttâ, je sais qu'il n'est que trop (c oi^dittâlre, que les controverses diplottia- (i tiqiiies detneureiit interminables ; et que « l'esprit dfe parti fait que chacun , quoi « qu'on fasse , demeure attaché à la ver- ^ (csion*qui l'intéresse. Toutefois, je suis <f sûr qu'ici votre lucidité naturelle peut « exposer les faits avec une telle évidence.
(c que le public impartial et désireux de « la vérité devienne jury, et puisse proce noncer en connaissance de cause. Or , « c'est là le vrai jugement, celui.de l'his- « toire, etc., etc.»
M. Barthe ayant accepté , la multitude et l'enchaînement journalier de ses travaux l'ont contraint de retarder jusqu'aujourd'hui l'opinion que ]M[. le comte deLas Cases publie, en cet instant. Mais , au lieu de se borner au seul point de dissentiment personnel des deux narrateurs , le sujet s'est agrandi sous sa plume ; son opinion porte à la fois sur la vérité des faits • ••
et sur leur moralité, et c'est ainsi. que nous le livrons au public.
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A MOl^SIEVR