‹ Réfutation de la relation du Capitaine Maitland: commandant le Bellérophon, touchant lChapitre 10 sur 13 · RAPPORT DES MÉDECINS · texte numérisé non relu

RAPPORT DES MÉDECINS

i^PRES LA DISSECTION!

pu CORPS DE NAPOLÉON.

A Ja première apparence , le corps paraissait très gras , ce qui lut confirmé par la première incision vers le bas ventre , où la graisse avait plus d'un pouce et demi d'épaisseur sur l'abdomen.

£n pénétrant à travers les cartilages des côtes, et en examinant la cavité du thorax y on vit une légère adhésion de la plèvre gauche à la plèvre des côtes. Environ trois onces d'un fluide rougeâtre étaient contenues dans la cavité gauche , et près de huit onces dans la cavité droite.

Les poumons étaient très sains; le péricarde était dsfns son état naturel, et con-

teoait eâvirou ucie once de fluide ; le cieur était de b gtamdsnt naturelle, mais revêtu d'une ibite ccmche de graisse ; les oreillettes et les ventricules n'avaient rien d'esLtraordiaaire^ si ce n'est que les parties inusculaire» paraissaient plus pâles qu'elles ne; devaient l'être.

En ouvrant l'abdomen, on vit qu^ la coiffe qui couvre Les intestins {l'Qmentum) était extréinement grasse, et eii exami* nant l'estomac , on s'aperçut que ce viscère était le siège d'une grande lïialàdie. De fortes adhésions liaient toute la surface supérieure, ^surtout vers l'extrémité du pylore, à la surface concave du lobe gauche du foie ; en les séparant , on découvrit qu'un ulcère pénétrait les enve*loppes de l'estomac, à un pouce du pylore, et qu'il était assez grand pour y passer le petit doigt,

La surface intérieure de l'estomac, c'està-dire presque toute son étendue, présentait une masse d'affections cancéreuses

OU de parties squirreases, se changeant en cancer : c'est ce qu'on remarqua svtout près du pylore^ L'extrémité cardiaque , moins une petite étendue vers le bout de l'œsophage, était la seule partie qui paraissait saine ; Testomac était presque plein d'une grande quantité de fluide ressemblant à du marc de café.

La surface convexe du côtég&tiche dti foie adhérait au diaphragme. A l'exception des adhésions occasionées par la maladie de l'estomac, le foie ne présentait rien de malsain.

Le reste des viscères abdominaux était en bon état. ^

On remarqua une légère différence dans la formation du rognon gauche.

Signés, Thomas SMOKS^ , premier médecin; Arch. ARNOTT, médecin du ao" régiment; Francis BURT ON^ médecin du 66* régiment ; Chas. MITCHELL, médecin du Vigo; Mathew. LIVINGSTONE, médecin de la Compagnie des Indes.

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