‹ Réfutation de la relation du Capitaine Maitland: commandant le Bellérophon, touchant lChapitre 8 sur 13 · AU TRÈS HONORABLE LORD BATHURST · texte numérisé non relu

AU TRÈS HONORABLE LORD BATHURST

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JTai su par plusieurs personnes respec^ tables y récemment arrivées de Sainte-Hélène, qu'il était de notoriété publique, dans cette île , que Napoléon Bonaparte était atteint d'une maladie dangereuse, et que, si des secours ne lui étaient pas promptement administrée , là fin de son existence n'était pas très éloignée. Ces nouvelles' m'ont été confirmées par le vé»

nérable ecclésiastique que des infirmités ont obligé de quitter dernièrement le ser* vice de Napoléon , qu'on a emprisonné pendant une semaine à bord du Flameny et qu'on a forcé de passer sur le continent sans lui permettre de descendre à terre. J'ai apprfs en outre que Napoléon avait demandé l'assistance de quelques médecins d'Europe, et que sa demande avait été communiquée à Y. S.

Dans ces circonstances, je crois devoir à mon pays et à moi-même , de vous informer qu'ayant eu des occasions plus fréquentes d'observer les particularités de la constitution de Napoléon pendant lés trois années que j'ai passées auprès de lui, que toute autre personne de mon état qui pouvait consentir à partager son exil , je me croirais impardonnable^ si je négli* geais de lui offrir mes soins par l'entremise de y. S. , quand il est probable qu'ils peuvent lui être plus utiles , dans sa malheureuse situation, que ceux d'un médecin dont les talens pouvaient être supérieurs aux miens , mais qui n'avait pas la même connaissance, du tempérament de son malade.

Votre Seigneurie me rendra la justice de se rappeler que la crise actuellement arrivée a été prédite par moi , et officiellement annoncée à l'amirauté , à mon retour de Sainte-Hélène en octobre 1818.

Un temps bien court a trop malheureuse-

ment justifié une opinion que le simple bon sens suffisait pour faire prononcer, et que la probité la plus ordinaire obligeait de divulguer. Cette opinion était que Qc la mort prématurée de Napoléon « était aussi certaine , sinon aussi proie chaine, si le même traitement était conff tinué à son égard, que si on l'avait livré « au bourreau. »

Je désire de plus informer Votre Seigneurie que si mes offres sont acceptées, je suis prêt à me soumettre à toutes les restrictions qui ne dérogeront point aux principes d'un homme d'honneur; et que je ne demande aucune rémunération du gouvernement , soit pour les frais de mon passage , soit pour le temps où ma résidence auprès de Napoléon sei;a jugée utile pour sa santé.

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