‹ Refutation des accusationa de l'évêque de Chicoutami contre Monseigneur Chs. Guay, prot. apost. ad instar [microforme]Chapitre 1 sur 8 · Refutation des accusationa de l'évêque de Chicoutami contre Monseigneur Chs. Guay, prot. apost. ad instar [microforme] · texte numérisé non relu

Refutation des accusationa de l'évêque de Chicoutami contre Monseigneur Chs. Guay, prot. apost. ad instar [microforme]

Je viens vous demander très- -respectueusement sur sx uels témoignages vous vous êtes appuyé pour m'accuser calomnieusement, le premier de juin dernier, chez les Révérends Pères Oblats, à Saint-Sauveur de Qué-

bec, en présence de plusieurs prêtres dont j'ai le témoignage certain, des faits suivants :

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1 — Votre Grandeur a dit qu'elle ne comprenait pas “ Mgr. l'évêque de Rimouski de m'avoir reçu dans son “ diocèse.”

2 — “ Moi, que Mgr MeNeirney avait chassé de son 5 dincèse, en m 'interdisant même la célébration de la ‘ messe.”

8 — ‘ Ilse laisse fasciner, avez-vous dit, par cet homme ‘“ et ose l’amener en visite avec lui, en visite épiscopale, “ parlant de Mgr. de Rimouski.”

+ Voilà vos propres paroles.

Je viens vous demander sur quels témoignages Votre Grandeur s’est permise de lancer contre moi de telles accusations. Je dois vous dire et vous prévenir qu’à défaut d'une réponse prompte et précise de votre part, je vous citerai à un tribunal compétent, pour là rendre compte de vos atroces calomnies à mon sujet.

Vatre Grandeur n'ignore point qu’Elle s’est déjà trop mêlée à plusieurs de mes affaires, sans aucune autorisation quelconque, et de son chef.

Bien respectueusement, etc,

De Votre Grandeur, CHs. Guay, Ptre. Miss.

Prot. Apost.

Ad inslar.

Chicoutimi, 4 août 1884.

Révd M. Cus. Guay, Ptre Miss.

Ristigouche.

Monsieur, En réponse à votre lettre du 29 août dernier,

je n'ai que peu de choses à vous dire :

1 — Je nie purement et simplement avoir tenu les

conversations {elles que rapportées dans votre lettre.

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2 Comment aurais-je pu parler de votre affaire d'Albany que j'ignorais complètement et que je n'ai apprise que ce jour-:à à St-Sauveur ? |

Après l’avoir entendue de la bouche de l'un des assis- ENT tants, je n’ai fait que la répéter devant la même assistan- | 1 ce. [14

3 — Il est vrai, j'ai ajouté que j'étais surpris que Mgr. Langevin vous eût appelé à sa suite dans sa visite pastorale, s’il connaissait ce fait el la cause qui l'a produit.

4 — Quant à l'influence que vous excercez sur Mgr. de Rimouski, je n’ai fait encore rien autre chose que répéter ce qui m'a été dit à diverses reprises par plusieurs de vos confrères.

Voilà tout mon crime à votre égard. Libre à vous main- | tenant d'en appeler à tel tribunal qu'il vous plaira, sur le 1} rapport d'un mouchard dont la mémoire est peu fiäèle ou qui ne craint pas de donner de cruelles entorses à la véri. de Le résultat juste ne sera peut-être pas celui que vous |

ésirez. |

Votre serviteur, [ Signé ] Do. Ev. de Chicoutimi.

Sainte-Anne de Ristigouche, Co. Bonaventure, P. Q.

11 oct. 1884.

Monsieur Dom. RACINE, Evêque de Chicoutimi.

; à Chicoutimi.

Monsieur,

J'ai reçu en son temps votre lettre datée du quatre août dernier, en réponse à ma lettre du v’ngt-neuf août dernier. Je ne suis pas du tout satisfait de votre réponse,et je viens vous demander, Monsieur, pour la seconde fois, sur quels témoignages vous vous êtes appuyé pour m'accuser calomnieusement, le premier de juin dernier, chez les

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Révérends Pères Oblats, à St-Sauveur de Québec, en présence de plusieurs prêtres dont j'ai le témoignage certain, des faits suivants :

1 — Vous avez dit, vous, monsieur Dom. Racine, ‘‘que vous ne compreniez pas Mgr. Jean Langevin, évêque *“ de Saint-Germain de Rimouski, de m'avoir reçu dans son ‘“ diocèse ;

2 — “ Moi, que Mgr. McNeirney, évêque d’Albany, ‘“ avait chassé de son diocèse, en m'’interdisant même la ‘ célébration de la sainte messe ;

8—" Il se laisse fasciner par cet homme et ose l’emme- “ ner en visite épiscopale, parlant de Mgr l’évêque de ‘“ Rimouski.”

Voilà, monsieur Racine, vos propres paroles.

Je dois vous informer qu’à défaut d’une réponse prompte et précise de votre part, je vous citerai devant des tribunaux compétents, pour là rendre compte de vos atroces calomnies à mon sujet.

Je vous demande aussi de me dire en vertu de quel droit et de quelle autorité avez-vous tenu secrètement une enquête sur mon compte, le vingt-six janvier mil huit cent quatre-vingt-deux, à mon insu et à l'insu de mon propre évêque ?

Vous n’ignorez pas que je connais votre conduite inqualifiable à mon égard, lors de votre retour de Rome.

Bien respectueusement, etc.

CHs. Guay, Pt. Miss.

Prot. Apost.

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Chicoutimi, 17 octobre 1884.

Moxs. CHSs. GUAY, missionnaire,

Ristigouche.

Monsieur,

Je regrette que les explications si véridiques que je vous ai données dans ma lettre du 4 août dernier, ne vous aient pas satisfait, et qu’elles semblent au contraire avoir augmenté votre mauvaise humeur. Puisque vous revenez à la charge, j’ajouterai ce qui suit :

Vous savez aussi bien que moi que les lois de l’honneur et de l'hospitalité nous imposent le devoir inviolable de ne pas dévoiler une conversation intime et privée, tenue dans une maison privée. Voilà pourquoi, même sous le coup d'une poursuite devant les tribunaux civils, je ne crois pas pouvoir vous donner les noms de ceux qui m'ont appris et votre affaire d’Albany et votre influence auprès de Mgr. votre évêque.

La personne qui à St-Sauveur m'a appris votre départ du diocèse d’Albany, m'a informé depuis que certains journaux des Etats-Unis ont relaté les faits tels que rapportés par elle et par moi après elle, et que c'est là qu’elle avait puisé ses informations.

Quant aux deux nouvelles plaintes que vous formulez, voici ma réponse.

Si j'ai pris des informations auprès de certaine personne, c’est à la demande de quelqu'un que je croyais en relation à ce sujet avec votre évêque, et pour dissiper, certaines mauvaises rumeurs qui circulaient à Québec. Ce n'était pas là agir contre vous ni vos intérêts. Ce qui fait le sujet de votre seconde plainte me paraît fondé sur des exagérations aussi dénuées de fondement que les premières.

Dans l'espoir que ces dernières explications seront mieux agréées que les premières,

Je demeure

Votre dév. serviteur,

[ Signé ] Do. Ev. de Chicoutimi.

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Sainte-Anne de Ristigouche, Co. Bonaventure, P. Q.

15 novembre 1884,

MonsiEUR DOMINIQUE RACINE, Evêque de Chicoutimi, à Chicoutimi.

Monsieur, " Votre dernière lettre du 17 wltimo est encore moins satisfaisante que votre première du 4 août dernier. Je dois vous dire que je ne suis point du tout de mauvaise humeur, seulement, je veux vous faire rendre compte de vos noires et atroces calomnies à mon sujet.

Après quatre longues années de persécution dont vous avez été, plus d'une fois, l'instrument officieux, vous ne trouverez pas mauvais que Je vienne en ce moment réclamer, et si vous eussiez été à ma place, vous n'auriez certainement pas eu ma patience.

Au fond de tout cela, je sais que c'est mon titre de protonotaire apostolique qui vous chatouille, avec quelques autres ; mais prenez-en votre parti.

Vous me paraissez ignorer que le premier de juin dernier, jour de la fête de la Pentecôte, vous vous trouviez à St-Sauveur de Québec, chez les Révérends Pères Oblats, à l’occasion de la bénédiction d’une bannière . Veuillez bien comprendre, monsieur Dom. Racine, ce qui suit :

“ Vers le soir prenant votre récréation sur la galerie des Révds Pères Oblats, à St-Sauveur de Québec, avec mousieur le vicaire général Cyrille Legaré, administrateur de l’archidiocèse de Québec, le révd. père Bournigalle, supérieur de la maison, M. Gagnon, assistant secrétaire de l’archidiocèse de Québec, le révd. père Jodoin, aussi oblat, le révd C. E. Trudel, du diocèse de Rimouski, le révd. Patient, prêtre résidant à l’hôpital du Sacré-Cœur, et un autre prêtre oblat qui devait vous

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précéder dans la visite des paroisses du diocèse de Québec. ”

‘ Vous avez demandé si Mgr. l'évêque de St-Grermain de Rimouski avait commencé sa visite épiscopale, et s’il était vrai qu'il se faisait accompagner par Mgr. Chs. Guay. ”

“Sur une réponse affirmative qui vous fut faite par un des prêtres présents, vous vous êtes écrié, avec un mouvement de surprise et même d'une sainte indignation, vous frappant sur la jambe, et vous tournant vers monsieur l'administrateur de l’archidiocèse de Québec: Y-atil moyen de comprendre cet évêque-là ? parlant de l’évêque de Rimouski. Se faire accompagner par Mzgr. Guay, inlerdit par l’évêque d'Albany (l'expression était, il nous semble, plus forte)! Nous croyons qu'il a employé le mot même excommunié. ”

‘“ Vraiment il se laisse fasciner par cet homme. Mais tous furent si étonnés d'un tel langage, que personne n'osa À rien dire, et la conversation changea de suite de sujet.

Voilà, monsieur Dom. Racine, des témoignages sous

la foi du serment par des prêtres qui étaient présents et qui ont entendu vos calomnies à mon sujet.

Ce n’est pas facile de nier cela, n'est-ce pas ?

Vous avez peut-être perdu la mémoire de ces faits, c'est possible ; mais vous êtes toujours responsable de vos paroles et de vos actes.

Puis les témoins ajoutent :

“ Nous n'avions jamais entendu parler de Mgr, Chs. Guay d'une manière défavorable avant d'assister à la conversation de Mgr. l’évêque de Chicoutimi. ”

Que dites-vous de cette dernière partie ?

Quant à cette prétendue affaire d'Albany, vous me paraissez, cher monsieur, en ignorer même le premier mot.

Cette affaire ne vous a jamais regardé, et il est probable qu’elle ne vous regardera jamais.

Je sais par expérience que vous êtes dans la pénible et triste habitude de vous occuper de bien des choses qui

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ne sont point de votre compétence, et cela pour vous rendre officieux. Mais un évêque doit se tenir respectueusement à sa place, et ne pas se faire la commère du pays, comme vous avez fait pour moi,

Veuillez maintenant me permettre de vous citer une lettre de Mgr. l’évêque d’'Albany, adressée à Mr. le vicaire général du diocèse de St-Germain de Rimouski, le Très- Révd Ed. Langevin, pour vous prouver que vons m'avez calomnié ou avec connaissance de cause où avec ignorance. C'est à vous d'en juger.

Cette lettre dit ce qui suit :

Troy, le 20 août 1884.

Monsieur le GRAND VICAIRE LANGEVIN.

Rimouski.

Monsieur le GRAND VICAIRE,

En réponse à votre lettre du 25 juillet dernier, qui est arrivée à Albany pendant mon absence dans le sud, j'ai lhonneur de dire que Mgr. Guay n’est pas parti interdit de mon diocèse... bhteis ses es

. [Signé] FRANCIS Ev. d'Albany.

Monsieur Racine, vous avez dit, le premier de juin dernier, devant plusieurs prêtres à St-Sauveur de Québec ‘‘que j'avais été interdit et même plus par Pévêque d’Albany.”

Vous voyez que voilà une calomnie des plus graves sur le compte d’un prêtre.

Voyons ce que dit Gury annoté par Henri Dumas, jésuite, Ï vol. page 847. |

. “ Detractio est injusta violatio famae alinae pef verba “ occulta. Ita St. Thomas, 2. 2., p.78, art. 1.

Vos paroles, monsieur Racine, le premier de juin dernier, n’ont pas été occultes, elles ont été trop publiques malheusement pour vous.

Et à la même page l’auteur dit : “ Omnis detractio

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