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“ directa, sive sit calumnia, sive detractio simpliciter, est “ mortalis ex genere suo.
Page 358, lé même auteur continue :
“ Calumniator tenetur dicta retractare, et quidem «“ per se etiam cum jactura propriae famae, si aliter repara- “ tio fieri nequeat, ’atio ; quia melior est conditio innocen- .“tis quam nocentis, et malitiæ suæ imputare debet quid- “ quid propterea est passurus. ” « La calomnie, dit un auteur fort recommandable, con- “ siste dans l’imputation faite au prochain de défauts qu'il ‘ a pas, ou des fautes quil n’a pas commises. Le calom- “ niateur est tenu de se rétracter et de réparer le dommage “ qu'il a causé. (Le catéchisme en exemple, page 894.)
Procédons maintenant au second chef d'accusation avec tout le calme possible. Je ne veux ni vous injunier, ni vous outrager, je veux seulement vous parler franchement.
Parlons de votre enquête secrète sur mon compte, le 26 janvier 1882, à mon insu et à l'insu de mon évêque.
Vous dites dans votre lettre du 17 oct. dernier :
‘“ Si j'ai pris des informations auprès de certaine “ personne, c'est à la demande de quelqu'un que je cro- ‘“ yais en relation à ce sujet avec votre évêque et pour “ dissiper certaines mauvaises rumeurs qui circulaient à
“ Québec. ”
Toujours à Québec !!!
Ce ne sont point des informations que vous avez prises, M. Dom. Racine, mais c’ést une véritable enquête que vous avez tenue secrètement sur mon compte, le 26 janvier 1882, à mon insu et à l'insu de mon évêque.
Je vais vous le prouver. Ecoutez bien de nonveau,
monsieur Racine, “ Chicoutimi, 30 janvier 1882. ” “ Très révérend ami, ”
“ Quand je vous ai adressé, le 29 déc.
“ dernier, ma lettre du ‘jour de l'an,” j'étais loin de m'at-
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‘ tendre que le 26 de ce mois je serais sommé de comparai- “tre devant Sa Grandeur Mgr. de Chicoutimi, pour alors ‘et là rendre témoignage dans une certaine accusation trans- “ mise à Mgr. de Chicoutimi par Mgr. l’Archevêque de ‘“ Québec, concernant Mgr. Chs Guay, du diocèse de “ Rimouski...
‘ D'après la lettre de Mgr. de Québec, j'étais indiqué “ comme un témoin essentiel, sachant tout. Or, Mgr. Racine ‘a écrit ma déclaration tout au long sous affirmation solen- “ nelle, et je n'ai dit que la simple vérité, c'est-à-dire que “ pendant tout le temps que nous avons été ensemble là-bas “ (sur les côtes du Labrador) votre conduite a été irrépro- “ chable à tous égards (textuel), et que s'il y avait eu la “ moindre faute de signalée contre vous, j'en aurais cer- ‘“ tainement entendu parler; or je n’ai entendu dire que du Pier de vous. his hrs scsdéerresasiosnlesséageesses
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(Signé) Frs H. O’BRIEN.
Monsieur Racine, que dites-vous de cette lettre ? C'est un juge civil et laïque que vous avez sommé de comparaître devant vous, et en votre présence. Vous avez écrit sa déclaration solennelle tout au long.
Est-ce que cela ne constitue pas une vraie enquête de votre part ? Je vous demande en vertu de quel droit et en vertu de quelle autorité avez-vous pris des témoignages sur mon compte à mon insu et à l'insu de mon propre évêque ?
Ayant appris votre enquête secrète, j'écrivis à l’archevêque de Québec dans les termes suivants :
À Mgr. l’archevèque de Québec. à Québec.
Monseigneur,
Je viens d'apprendre par monsieur le juge O’Brien, de Chicoutimi, par une lettre du 80 w/éimo, reçue hier, que des plaintes très-graves étaient portées contre moi devant Votre Grandeur. Que les dites plaintes
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étaient déférées à Mgr. de Chicoutimi. Je n'y comprends rien du tout. Veuillez donc, Monseigneur, être assez bon de me dire ce qu’il y a do vrai?
Je suis le plus étonné des hommes.
Ma conscience heureusement ne me reproche rien.
Je demeure toujours, avec la plus haute considération,
Monseigneur, De Votre Grandeur, Le tout dévoué serviteur, Cus. Guay, Pt. Curé, Proi. Apost.
Notre-Dame de Rimouski, 5 fév. 1882.
Mgr. l’Archevèque de Québec m'adressa la lettre suivante :
Archevêché de Québec, 8 fév. 1882.
Mgr. Cus. Guy, Prot. Apost. * Curé de Notre-Dame du Sacré-Cœur,
Monseigneur,
En réponse à votre lettre du 5 courant, je dois vous dire qu'ayant eu connaissance de certains bruits, J'ai voulu de suite en avoir le cœur net, et j'ai prié Mer. de Chicoutimi de s’en informer auprès de M. O Brien, qu'on disait avoir eu connaissance de quelques faits. J'ai été heureux d'apprendre que ce monsieur vous avait rendu bon témoignage.
Veuillez agréer, Monseigneur, l'assurance de mon dévouement,
E. A. Arch. de Québec.
Pour en finir, concluons, afin de n'être pas trop long, car j'aurais encore bien des choses à vous dire. Vous devez être convaincu que vous avez tenu une
(Signé)
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