‹ Refutation des accusationa de l'évêque de Chicoutami contre Monseigneur Chs. Guay, prot. apost. ad instar [microforme]Chapitre 4 sur 8 · PA LE · texte numérisé non relu

PA LE

Non seulement vous vous êtes rendu coupable en écoutant la détraction sur mon compte, ce qui constitue une faute grave de votre part, mais encore en répétant ce que vous avez entendu dire.

Peccat graviter contra caritatem, si audita referat coram is qui probabiliter ea credent ex levitate aut malitia propria ; quia sub gravi quisque tenetur ex caritate tollere occasionem damni alterius, cum facile potest. Gtury 1 vol. page 860.

Voilà qui est bien clair, n'est-ce pas ?

Vous vous êtes doublement rendu coupable en écoutant la détraction d’abord, et en la répétant ensuite.

Saint Thomas n’est pas moins précis que Gury. Il dit dans sa Somme Théologique, vol. VIII, page 676 :

Audiens detrahentem, qui posset resistere, sed ei placet detractio, ejusdem detractionis vitii reus est.

Preuve que la détraction vous a plu, c’est que vous l'avez répétée.

Saint Jérôme dans sa lettre à Népotien dit: ‘“ Tenez- “ vous en garde contre ces entrainements de la langue ou “ des oreilles ; je veux dire par là que vous ne devez ni “ commettre la détraction, ni écouter les détracteurs.”

Vous direz peut-être que ce n’est point par malice que vous avez répété ces calomnies, mais ign” ant les faits.

Saint Thomas à la page 614 du volume déjà cité dit:

‘“ Quod homo non debet ad accusationem procedere “ nisi de re omnino sibi certa, in qua ignorantia facti locum “ non habeat. ”

Ainsi, d’après saint Thomas, vous ne pouvez plaider ignorance.

On nuit de deux manières à son prochain, par la contumélie en parlant d’une manière manifeste contre son prochain, et par la calomnie ou la détraction en parlant d'une manière secrète. La contumélie porte atteinte à son honneur et la détraction à sa réputation. Donc, en m'’accusant faussement, le ler juin dernier, chez les Révérends Pères Oblats de Saint-Sauveur, vous vous êtes doublement rendu coupable en écoutant et en répétant.

| AA SRTT SRI db EIRE nd 8 SES EC EG ee ù mm.

mm rome mat wmamens étre NET me tentent vs

PTE ape PERS

PR EAP ARE EE Le CPR EE

RÉ ENG -OLEE

Te PAR ed 2

“ La calomnie consiste à noircir la réputation d’autrui.” Part. 1, Centilog. sect. 18 etc.

Vous avez dit devant plusieurs personnes que J'avais élé interdit par l'évêque d'Albany.

Vous admettrez que ces paroles dites de la bouche d'un évêque constituent une vraie et parfaite calomnie.

Vous dites. ‘ Je n'ai fait que répéter.”

Le vénérable Bède dit: ‘ Celui qui médit et celui “qui écoute avec plaisir la médisance sont également “ coupables” Je puis ajouter d fortiori celui qui calomnie et celui qui écoute la calomnie et celui qui la répète ensuite sont également coupables.

Je ne nie point et je n’ai jamais nié que vous n'aviez fait que répéter ce que vous aviez entendu dire, et vous avez si bien répété que: vous avez appris ces fausses nouvelles à des prêtres présents à votre conversation, qui les ignoraient complètement

En voulez-vous la preuve ? lisez ce qui suit :

“ Nous n'avions jamais entendu parler de Mgr. Chs. “ Guay d'une manière défavorable avant d'assister à la “ conversation de Mgr. l’évêque de Chicoutimi. ”

Vous voyez que vous avez appris au moins ces calomnies à certains prêtres présents, et qui m'ont donné leur témoignage par écrit et sous la foi du serment.

Ces mêmes témoins ajoutent :

‘“ Mais tous parurent si étonnés d’un tel langage, que ‘“ personne n'osa rien dire et la conversation changea de “ sujet.”

Vous voyez encore que les prêtres qui étaient présents à votre conversation paraissaient peut être au courant de vos calomnies, puisque tous parurent si étonnés de votre iangage qu'ils gardèrent un profond silence.

Il me semble que ce silence produit tout-à-coup par vos paroles calomnieuses aurait dû vous amener de suite à vous rétracter.

Si ces paroles avaient été prononcées par un simple prêtre, elles m'auraicnt sans doute fait de la peine, mais dites par un évêque elles constituent une faute telle que je ne puis garder le silence. C'est un devoir pour moi de

me à bie tion mal.

tem) vous

mon

Page 1