‹ Refutation des accusationa de l'évêque de Chicoutami contre Monseigneur Chs. Guay, prot. apost. ad instar [microforme]Chapitre 3 sur 8 · RS · texte numérisé non relu

RS

Rene EnbeTre ménrodrats D 0 PP PE NE NET

enquête sur mon compte de votre propre chef, sans être autorisé par aucun de mes supérieurs ecclésiastiques.

Cette enquête a été connue, et on a caché avec un religieux silence ses résultats, afin de me faire croire cou- M pable.

En voulez-vous la preuve ?

Consultez M. ie Dr. Catellier de l’'Université-Laval.

Il vous dira ce que certains prêtres lui ont dit à mon sujet

après votre enquête Passons au troisième chef d'accusation.

C’est votre conduite inqualifiable à mon égard à votre

retour de la Ville-Eternelle.

Tous les faux bruits que vous avez fait courir sur mon us compte, ce n'était uniquement que pour vous rendre off- Hi cieux et faire croire que votre voyage à Rome avait été cou- . ronné d’un succès inoui, tandis qu'aujourd'hui tout le mon- 1 de sait à quoi s'en tenir. P Ta Je vous écris pour la troisième fois, vous informant P si u’un des membres de ma famille va de suite vous citer ns evant les tribunaux civils pour diffarnation de caractère ss : à mon sujet, s'appuyant sur les trois chefs précités, d'après Aa des témoignages sous la foi du serment. Témoignages que * vous ne pouvez récuser; ce sont des lettres d’une part, et des tous témoignages sous serment de l’autre. LE Moi-même, je serai aussi obligé d'avoir recours à des pour | tribunaux compétents. Monsieur Racine, vous n'avez pas qu'une seule et unique chose à faire pour éviter les deux | di 2. + Poursuites ci-dessus mentionnées. Une lettre d’apologie en sav termes convenables à moi adressée et sous le plus court hi | délai, pour que cette affaire soit réglée à l’amiable. de x Bien respectueusement, etc. tre, vd répéta Cus. Guay Pt. Miss. | Rex 4

Prot. Apost. nait

cette

Ad instar. votre racont négati

coupal

EN

Chicoutimi, 24 novembre 1884

Mgr. CHARLES GUAY, Prot. Apost.

ad instar, Miss.

Ristigouche.

Voyant par votre lettre du 15 courant, que mon abstention à vous donner le titre que vous avez reçu de la cour de Rome vous est désagréable, je le mets volontiers à la tête de la présente.

Je suis vraiment malheureux dans mes explications puisqu'elles ne peuvent vous satisfaire. Cependant ces explications sont l'exposé vrai des faits tels que passés et que je pourrai, au besoin, corroborer par des témoignages assermentés. Vous n’exigerez pas, je l'espère, que pour vous satisfaire je trahisse la vérité et me charge d’une faute que je n’ai pas commise. |

Si, comme vous m'en accusez, ma conscience me reprochait d’avoir répandu la calomnie contre vous, je connais assez mon devoir et j'ai assez souci de mon salut pour m'empresser de la réparer. Mais comme il n'en est pas ainsi, j'affirme de nouveau et en toute sûreté de conscience ce que je pourrai faire établir sous la foi du serment savoir : que ce nest pas moi qui ai appris aux personnes qui se trouvaient au presbytère de St-Sauveur, au jour et dans les circonstances mentionnés dans votre lettre, votre affaire d'Albany ; qu'au contraire je n'ai tait que répéter ce que je venais d'entendre dire. Le révérend père Bournigal, supérieur des oblats de St-Sauveur connaît parfaitement quel est celui qui, le premier, a rapporté cette nouvelle, et j'en appelle à son témoignage. Que votre rapporteur n'ait pas entendu celui qui, le premier, a raconté cette histoire, c'est possible. ais cette preuve négative ne saurait ni renverser les faits, ni me rendre coupable,

Bien que ce ne soit pas moi qui ai fait connaître la nouvelle de votre départ d’Albany, je n’en suis pas moins heureux de connaître le certificat de Mgr. d'Albany attestant que vous n'avez pas été interdit, je ne manquerai pas d'en informer qui de droit afin qu’il répare lui-même ce qu'il a dit sur la foi des journaux.

La surprise que j'ai manifestée en apprenant que malgré ce que l’on venait de me dire au sujet de votre départ d'Albany vous accompagniez Mgr, de Rimouski dans sa vi:'te épiscopale était conditionnelle comme je vous l'ai déjà fait connaître. Néanmoins, en face du certificat de l'ordinaire d’Albany, je suis bien prêt à reconnaître que je n'aurais pas dû me la permettre puisqu'elle reposait sur des données inexactes, mais que je croyais vraies dans le temps. j

Les lettres de Mgr. l'archevêque et de M. O’Brien que vous me citez vous-même doivent suflire à vous convaincre que. sur ce point encore, ce n'est pas moi qui vous ai calomnié.

De plus, la demande de notre métropolitain devait me faire croire que Sa Grandeur était en relation avec Mgr. de Rimouski au sujet des rumeurs qui circulaient à Québec. Or, je n'ai pas cru alors, comme je ne crois pas encore, qu'en demandant à M. O’Brien si ces rumeurs étaient vraies ou fausses je vous aie calomnié. I} me semble que vous devriez être content de ce que j'ai pris par écrit la déclaration de ce monsienr; car en cela je prenais le meilleur moyen de vous justifier.

Espérant que ces explications auront un meilleur effet que les premières,

Je demeure, etc., etc., etc.

(Signé) f Dom. Ev. de Chicoutimi.

Mar

votre et de que les sations

Sainte-Anne de Ristigouche, Co. Bonaventure.

26 mai 1885.

Mgr DOMINIQUE RACINE, £vêque de Chicoutimi, à Chicoutimi.

Monseigneur,

Apprenant votre retour de Rome, je vous envoie ci-inclus une lettre datée du 4 février dernier, et qui devait alors vous être adressée, lorsque les journaux m'apprirent votre départ précipité pour la Viile-Éternelle.

J’ose espérer qu’au retour de votre second voyage, vous serez plus prudent et plus discret sur le compte du prochain que vous ne l’avez été au retour de votre premier voyage.

Bien respectueusement, etc, Cus. Guay, PI. Miss.

Prot. Apost.

Ad instar.

Sainte-Anne de Ristigouche, Co. Bonaventure, 4 février 1885

Mar DOMINIQUE RACINE, EVEQUE de Chicoutimi.

à Chicoutimi.

J'ai l'honneur d’accuser réception de votre lettre du 24 novembre dernier reçue en son temps, et de vous informer que celle-ci ne me satisfait pas plus

que les autres, parce qu'elle ne répond pas aux trois acrusations que je porte contre vous.

Quant aux premières lignes de votre dernière lettre, vous semblez ignorer que j'ai le même droit que vous pouvez avoir au titre de Monseigneur. Soyez certain cependant que je n’ai nullement été froissé de votre abstention à me donner ce titre ; mais aü con‘"aire, je sais que c'est vous quiavez été de mauvaise hu.neur en ne vous donnant pas le titre de Monseigneur, et preuve c’est que vous vous en êtes plaint.

Je vous accuse de trois choses :

1o De m'avoir calomnié, le premier juin dernier chez les Révérends Pères Oblats à St-Sauveur de Québec, en présence de plusieurs prêtres.

20 D'avoir tenu secrètement à Chicoutimi une enquête sur mon compte le 26 janvier 1882, à mon insu ét à l'insu de mon propre évêque sans aucune autorisation quelconque d’aucun de mes supérieure ecclésiastiques.

80 D'avoir répandu toutes espèces de faux bruits sur mon compte à votre retour de Rome.

Voilà les trois accusations pour le moment que je porte contre vous.

lère ACCUSATION

Je vous accuse de m'avoir calomnié le ler de juin dernier, chez les Révérends Pères Oblats en présence de plusieurs prêtres.

Je vous ai prouvé d’une manière péremptoire cette accusation dans ma dernière lettre.

Vous me dites dans votre dernière réponse : “ Je n'ai “ fait que répéter ce que je venais d'entendre dire. ”

C’est précisément ce dont je vous accuse . Z’avoir répélé des calomnies sur mon compte.

Voici ce que dit Gury, 1 vol. p. 350 Ques. 453 :

Quomodo peccet audiens detractionem ?

Rep. 1o—Peccat certe graviter contra J'ustitiam, qui efficaciter inducit alium ad detrahendum.

Rep. 8o-——Superior peccat contra caritatem, si detractionem non impediat in quantum commodo potest, etiamsi de ea non gaudeat.

ignorai O contum prochai d'une m honneu Cüsant f Pères O rendu ç

Page 1