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Vraiment le ridicule ne tue pas, parce que vous ne | ! |
seriez plus de ce monde. | Voulez-vous connaître mon départ d’Albany qui vous “ a tant préoccupé, avec quelques-uns des vôtres? Lisez la “] lettre suivante, vous y verrez, à votre grande surprise que “y c'est noi qui ai laissé volontairement le diocèse d’Albany, “à parce que je n’y étais que temporairement, et que je n'avais “pb point la permission de mon évêque de m'y fixer. & A Sa Grandeur. 4 Mgr. l’évêque
con
d'Albany. Albany, N. Y. ja n
Monseigneur, tém
J'ai l'honneur par la présente de donner
à Votre Grandeur ma résignation comme recteur de tion:
l’église canadienne-française de Syracuse, N. Y. tem
Je la remercie bien sincèrement de toutes Ses bon- San ci
tés pour moi. ue sile
Je demeure bien respectueusement, “à Monseigneur, évêq
De Votre Grandeur, A
Le tout dévoué serviteur, a
Cas. Guay, Pt. Prot. Apost. Evêq
‘ Ad instar.
Syracuse, N. Y. 25 janvier 1884. prude
depui,
Cette lettre devra vous ôter bien des préoccupations permi
sur mon départ du diocèse d’Albany, j'en suis certain. gues d
Vous paraissez beaucoup vous occuper de tout ce qui les plr
Je
L me concerne soyez sûr que je m'occupe bien moins de autres,
vous, que vous ne vous occupez de moi.
Voyons ve que disent les témoignages assermentés : intellid
‘ Vous avez demandé si Mgr. l'évêque de Rimouski suivre “avait commencé sa visite épiscopale, et s’il était vrai Siastiq “ qu'il se faisait accompagner par Mgr. Chs. Guay. Sur Supéri
Cupe f(
“une réponse affimative quitwous fut faite par un des
54 De
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“ prêtres présents, vous vous êtes écrié avec un mouve-
“ ment de surprise et même d'une sainte indignation, vous
“ frappant sur la jambe, et vous tournant vers monsieur
“ l'administrateur de l'archidiocèse de Québec: y a-t-il
‘“ moyen de comprendre cet évêque de Rimouski, se faire
“ accompagner par Mgr. Guay, interdit par l’évêque d’Al-
“bany. (L'expression était, 11 nous semble, plus forte. | “ Nous croyons qu’il a employé le mot même excomunié) | “ Vraiment il se laisse fasciner par cet homme. ”
D'après ces témoignages vous n'avez opposé aucune au LL condition à vos paroles calomnieuses. Vous avez parlé de [AE bd: la manière la plus absolue, et vous ne pouvez nier ses 11: témoignages.
En supposant pour un instant que ces fausses accusa- LU tions eussent été vraies, comme vous le croyiez dans le | |
temps, vous vous seriez rendu coupable d’une grave médi- TRE sance qui de sa nature est un péché grave. Votre devoir et h' | votre position d'évêque ne devaient-ils pas vous imposer |
silence en pareille circonstance ? ,
Pourquoi jeter du blâme sur la conduite de mon | évêque ?
Auriez-vous par hasard emporté de la Ville-Eternelle, lors de votre voyage, quelques pouvoirs extraordi- | naires pour surveiller et censurer publiquement mon Evêque dans l’administration de son diocèse ? | |
Ah ! conduisez votre diocèse avec autant de zèle, de prudence et de lumière que le fait mon digne évêque depuis plus de seize ans, et alors il ne voussera pas encore permis de juger publiquement les actes d'un de vos collègues dans l'épiscopat, un de vos collègues les plus éclairés, les plus instruits et les plus charitables. tif
Je sais parfaitement bien que vous, avec quelques autres, vous êtes de mauvaise humeur de me voir en bonne intelligence avec mon évêque ; mais en cela je ne fais que HA suivre les règles les plus élémentaires de la discipline ecclé- L siastique, c‘est-à-dire l’obéissance et le dévouement à mes 1! supérieurs ecclésiastiques, et vous comprenez que je m'occupe fort peu de vos récriminations à ce sujet.
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