‹ Refutation des accusationa de l'évêque de Chicoutami contre Monseigneur Chs. Guay, prot. apost. ad instar [microforme]Chapitre 7 sur 8 · RER ET PTS RS · texte numérisé non relu

RER ET PTS RS

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2ème ACCUSATION

Je vous accuse d’avoir tenu secrètement une enquête sur mon compte à Chicoutimi, le 26 janvier 1882, à mon insu et à l'insu de mon évêque. sans aucune autorisation uelconque d'aucun de nos supérieurs eccelésiastiques. 4: vous ai amplement prouvé cette accusation dans ma lettre du 15 novembre dernier, en vous citant les documents nécessaires à ce sujet.

Dans votre réponse, vous me dites :

“ Les lettres de Mgr. l'archevêque et de M. O'Brien “que vous citez vous-même doivent suffire à vous “convaincre que, sur ce point encore, ce n'est pas moi qui “ vous ai calomnié. ”

Pardon, vous m'avez calomnié en ce sens qu'à Québec, avec la charité exemplaire qu'on leur reconnaît, certains prêtres se sont empressés, avec un zèle digne d'une meilleure cause, de répandre les plus noires calomnies sur mon compte et pour cela les bonnes gens s'appuyaient sur votre enquête.

Ils ont eu soin d’en cacher les résultats, avec un religieux silence.

En voulez vous la preuve, lisez la déclaration suivante :

‘“ Que vous êtes un ivrogne, en parlant de Mgr. “ Chs. Guay, de la première espèce, que quand “ vous êtes allé sur la côte du nord, le capitaine a été “ obligé de mettre la boisson sous clef, que vous étiez tou- “ jours ivre. Qu'on avait des enquêtes contre vous de l'é- “ paisseur de trois pouces. Que c'était Mgr. Racine de “ Chicoutimi qui avait rapporté ces choses. ”

Cette déclaration a été assermentée, le 25 juillet 1883,

devant M. Bourget. C. C. S.

Ce sont des prêtres qui ont dit ces choses, remarquez-

le bien, et ils s'appuyaient sur votre enquête. Vous devez voir quelles ont été les conséquences de

votre enquête.

Ces calomnies ont été dites et répétées par mille et

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une bouches, et 1 on disait partout ; ‘“ Ce n’est bien que trop vrai malheureusement, puisque l’évêque de Chicoutimi a tenu une enquête sur lui. ”

Heureusement que j'ai pu me procurer tous les témoignages nécessaires pour réfuter toutes ces noires calomnies. Pour le moment, je ne vous citerai que celui du capitaine qui, aux dires de mes calomniateurs, avait été obligé de mettre la boisson sous clef, etc.

“ J'ai appris que Mgr. Guay avait été accusé d'ivro- “ œnerie lorsqu'il a été à mon bord, avec le baron de La “ Grange. Ça me surprend beaucoup, car à part une cou- “ ple de fois, où il a pris un peu de vin léger (du claret ) “ pendant les longues veillées du bord, où il me tenait “ compagnie, je n’ai rien vu dans sa conduite de nature à “le supposer enclin à la boisson. Il s’est toujours tenu , comme un prêtre doit se tenir. ”

Voilà les propres paroles du capitaine Bernier.

Voyez-vous toute la perfidie de mes lâches calomniateurs dans leurs diaboliques accusations, et dire que se sont des prêtres qui se sont rendus coupables de semblables calomnies et un évêque qui leur en a donné l’occasion par votre enquête. Cela surpasse toute imagination. !!!

Dans votre lettre vous contiuuez :

“ De plus la demande de notre métropolitain devait “ me faire croire que Sa Grandeur était en relation avec “ Mgr. de Rimouski au sujet des rumeurs qui circulaient “ à Québec. ”

Vous devez savoir que quand il s’agit de tenir une enquête sur le compte de toute personne, prêtre ou laïque, qu'on ne procède point sur des probabilités, mais sur des faits certains.

Vous tenez une enquête, et il n’y a aucune accusation de porter contre moi, ni devant mon évêque qui seul avait ce droit, ni même devant l'archevêque de Québec qui s’occupait d’affaires qui ne le regardaient point.

Vous tenez une enquête sur moi qui ne suis pas même accusé, sur de simples bruits que certains esprits jaloux

et malveillants faisaient circuler dans le but évident de me nuire et de me perdre de réputation.

Mgr. l'archevêque de Québec, dans sa lettre du 8 février 1882, dit ce qui suit :

“ Je dois vous dire qu'ayant eu connaissance de cer- “ tains bruits, j'ai voulu de suite en avoir le cœur net, “et j'ai prié Mgr. de Chicoutimi de s'en informer “ auprès de M. O’Brien qu'on disait avoir eu connaissance “ de quelques faits.”

D'après cette lettre Mgr. l'archevêque n'avait eu connaissance que de certains bruits, par conséquent aucune accusation mise devant Sa Grandeur. Il vous demande de prendre des informations auprès de M. le juge O'’Brien,et vous de votre chef, vous allez tenir une enquête à mon insu et à l'insu de mon évêque.

Lu t-on jamais vu pareil procédé de la part d'un évèque ?

Vous me direz peut-être, comme vous me l'avez déjà dit dans votre lettre du 17 octobre dernier, que vous n'avez pas tenu d'enquête, mais que vous avez pris de simples informations seulement.

Je nie celaet je vais vous prouver de nouveau que vous avez tenu une véritable enquête.

M. le juge O’Brien dit:

“ J'étais loin de m'attendre que le 26 de ce mois, je “ serais sommé de comparaître devant Sa Grandeur Mer “de Chicoutimi, pour alors et là rendre témoina ge ans. “ une certaine ACOUSALION 60028 css605 toscane vesesséesoncosee ses

‘# Or, Monseigneur Racine a écrit ma déclaration tout “ au long, sous afhirmation solennelle... ......"

Sommer un juge civil et laïque de comparaitre devant soi, devant un Evêque, et alors et là prendre son témoignage par écrit sous afirmation solennelle , est-ce que ce procédé ne constitue pas une vraie enquête? Ninon, que faut-il donc pour constituer une enquête ?

De plus cette enquête a été secrète en tant seulement qu'elle me concernait.

Ni mon évêque, ni moi n’en avons été informé.

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C'est M. le juge O’Brien qui le premier a eu la bienveillance de me l’apprendre, bien cependant que la dite enquête fût déjà connue des braves gens âe Québec.

Vous admettrez que vos procédés dans cette affaire sont inqualifiables et indignes d’un évêque.

Vous terminez ainsi votre lettre :

“1 me semble que vous deviez être content de ce “ que j'ai pris par écrit la déclaration de ce monsieur ; car “ en cela je prenais le meilleur moyen de vous justifier.”

C'est vrai, si le témoignage de M. le juge O’Brien eût été connu. Mais pourquoi l’a-t-on gardé sous silence ?

Si vous me portiez intérêt comme vous semlez le dire, ce que cependant je ne crois pas, pourquoi ne m'en avez-vous pas iniormé ?

Que diriez-vous si mon évêque tenait une enquête | El sur un de vos prêtres sans vous en informer, et sans aucu- Ut ne autorisation quelconque et sur de certains bruits ? ER

Donc, par votre enquête du 26 janvier 1882, vous |! 2! m'avez calomnié, vous et Cie. Vous avez voulu me perdre de réputation et aux yeux du clergé, et aux yeux des laïques; ceci ne fait pas l’ombre d’un duute.

Pourquoi cette persécution sans nom, et de la part d’un évéque, et de certains prêtres ?

Voulez-vous que je vous le dise franchement? C’est uniquement à cause de mon titre de protonotaire apostoli- |: que. Vous avez fait, vous et consorts, tout votre possible | À pour que je ne reçusse jamais mes brefs de Rome. | il

J'ai en main tous les documents pour prouver, au | 4 besoin, ce que je dis. Li

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