‹ Réfutation des Mémoires du maréchal Marmont, duc de RaguseChapitre 185 sur 189 · LIVRE QUATORZIÊllE. tôt · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÊllE. tôt

bieo autres cireonatances, Tépée de Napoléon , dont le poids 9eul leg aurait écrasés ; enfin , en dernier lieu y par cette ignorance du prix du temps qui a empoché de rien faire à propos , quoique cependant on se soit toujours résolu à tout , mais toujours trop tard. j»(Vni, 341.)

Et ce n'est pas le dernier trait que le duc de Raguse ait aiguisé contre la famille pour laquelle il disait professer un respect inné dans le premier livre de ses Mémoires. Il étend tout de suite au chef de la branche cadette , couronné par l'insurrection victorieuse , le système de dénigrement qu'il a largement appliqué aux divers princes de la branche aînée, renversés ou exclus du trône par cette môme insurrection. Il fait intervenir le nom du prince de Metternich et celui du prince Eugène pour accuser le duc d'Orléans d'avoir poussé de toutes ses forces à la démolition de l'édifiée ^ dans f espoir quil trouverait le moyen de se loger dans les déeombres. (VIII, 355, 356.)

Ainsi les Bourbons , vainqueurs ou vaincus , parés de la cocarde nationale ou du panache blanc, retrouvent tout à fait endormi dans le duc de Raguse le royalisme traditionnel dont il prétendait avoir senti le réveil en 1 81 4. Ses conversations à Vienne *

' Après la révolution de juillet , le due de Raguse se retira d*abord à Vienne. Depuis la négociation d'Essonne avec le prince de SehwartsEenbergy le maréchal n'avait pas cessé d'entretenir les meilleures rela-

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avec le prince de Metternich lui sont une occasion de faire répéter par cet homme d'État les jugements qu'il a portés lui-même , sous une forme injurieuse , sur l'inaptitude de l'ancienne dynastie à régir la France nouvelle.

Mais le maréchal Marmont ne rappelle pas son séjour dans la capitale de TÂutriche pour continuer seulement ses tristes vengeances contre les Bourbons. Il a bien dit qu'il ne prononcerait plus le nom de Napoléon (YII, 133, 13f), sur la mémoire duquel il semblait avoir jeté sa dernière goutte de venin à propos de Waterloo , mais cet engagement n'avait rien de sérieux. Napoléon , mort, déchu et prisonnier, trouble autant que Napoléon, vivant et au faite de sa puissance, le sommeil du duc de Raguse. Cette agitation intime et perpétuelle, supplice de l'ingrat, se trahit presque à chaque page de ses Mémoires. Il veut faire croire, il veut se persuader à lui-même que le grand homme pensait toujours à son ancien aide de camp, et qu'il a regretté de l'avoir accusé, de l'avoir perdu. Tantôt c'est Drouot, tantôt c'est Clausel ou tout autre qu'il cite (VII ,131, 132, 133) en témoignage des sentiments de bien-

tions avec les hommes d^État et les généraux autrictiiens, et même avec les princes de la famille impériale , et il n'avait pas négligé de mettre à profit la fayeur dont il jouissait à la cour de Vienne, pour se faire rendre sa dotation en lUyrie , convertie en une rente de cinquante mille francs sur le trésor.

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