‹ Réfutations des mémoires du maréchal Marmont, duc de RaguseChapitre 127 sur 207 · LIVRE NEUVIfclME · texte numérisé non relu

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Mieirmont, il réussit après avoir tout fait pour échouer. « L'Empereur, dit-il , supposant à tort que Tarmée ' autrichienne n'était pas encore formée, donna l'ordre au vice-roi de faire attaquer, par le général Macdonald, le centre de l'ennemi, dans la direction de Wagram. Cet ordre avait été donné négligemment sans que V Empereur parût en sentir toute la conséquence. Macdonald en prévit sans hésiter le résultat. Il avait reconnu avec soin l'ennemi et pu juger que cette attaque isolée serait sans succès. Il engagea le vice-roi à faire cette observation à l'Empereur; mais celui-ci ne put jamais s'y résoudre , et l'ordre de

marcher fut réitéré

» Cette attaque, mal conçue ^ faite mal à propos ^ ne fut qu'une forte échauffourée. Si l'ennemi eût suivi les troupes dans leur retraite précipitée , il est impossible de deviner les conséquences qui auraient pu en résulter. De plus , elle avait été mal calculée : car, en supposant le succès, l'heure avancée et les localités n'auraient pas permis d'en profiter. » (W., 232,233.)

Heureusement, l'ennemi ne s'aperçut pas des fautes que Marmont a mis trente ans à découvrir. L'archiduc resta fasciné , et Napoléon gagna le lendemain la mémorable bataille de Wagram.

Mais cette grande bataille, précédée d'attaques intempestives , mal conçues , mal calculées , et qui pouvaient avoir de si funestes conséquences, fut

m REFUTATION DES MEMOIRES DU DUC DE RAGUSE.

marquée elle-même , sur sa fin , par un incident déplorable. La cavalerie de la yarde, si nombreuse, si bonne ^sià portée de compléter le sMoèê, ne s'ébranla pas. « Si elle eût chargé , dit Marmont, on faisait vingt mille prisonniers. On accusa beaucoup dans le temps le général Walter ; le général Nansouty ne parut pas non plus exempt dp reproches. Bref, le moment fut manqué, et, en pareil cas, il ne se retrouve plus. » {Id.^ 236.)

Mais le duc d^ Raguse veut que les torts de nos généraux aient été plus que compensés par les négli^ gences ou les mauvaises combinaisons des généraux ennemis. L'archiduc Charles se priva du concours de forces imposantes qui n'agirent pas. Le corps du prince de Reuss , placé au Bisamberg^ en vue de la bataille, n'y prit aucune part; huit mille hommes restèrent devant Nmsdorf pour se mettre à l'abri d'un passage du fleuve qui ne pouvait être tenté. Sept mille hommes de troupes, aux ordres du générai Soustekj étaient à Krems tout aussi inutilement. Ainsi^ sans compter le corps de r archiduc Jean, il y avait plus de vingt-cinq mille hommes à portée en mesure de prendre part à la bataille , et qui n'ont pas combattu on ne sait pourquoi. {Id., 237, 238.)

La fascination de l'archiduc était évidenunent ie^ venue contagieuse.

Mais le prince Jean, en position devant Pr^i-» bourg, et qui avait reçu l'ordre de marcher sur

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