‹ Réfutations des mémoires du maréchal Marmont, duc de RaguseChapitre 128 sur 207 · LIVRE MLVIKMK. 1Î · texte numérisé non relu

LIVRE MLVIKMK. 1Î

Vienne , de repasser rapidement les ponts et de se porter sur la droite de Tarmée française, et qui ne parut pas pendant la bataille , était* il fasciné aussi comme son frère? Il faut bien le croire, puisque le duc de Raguse affirme qu'il suspendit esi marche pour faire la soupe pendant qu'on se battait, (Id.) Heureux Napoléon 1 « Quinze mille hommes de bonnes troupes et cinquante pièces de canon, dit Marmont, arrivant inopinément sur lechamp de bataille et prenant le corps de Davoùt à revers, pouvaient donner assez d'embarras en menaçant nos ponts d'aval. S'ils s'en fussent emparés ^ et si, en même temps, le mouvement sur Aspern, qui a été si prhs de réussir, avait eu un plein succès, l'armée française courait les plus grands périls. » (W., 239.) '

Ainsi , ce sont bien les archiducs d'Autriche qui ont préparé et facilité le magnifique triomphe de l'armée française à Wagram; c'est du moins l'opinion qu'exprime, sur le .gain de cette bataille, un général français qui reçut, le lendemain, son bâton de maréchal, impatiemment attendu depuis cinq ans. Mais, selon ce même général , cette journée tant célébrée ne fut de plus qu'une victoire sans résultat, une bataille gagnée qui en promettait plusieurs autres à livrer, (/d., 243.) Est-ce ainsi que l'histoire a parlé et parlera de ce glorieux événement? Est-ce ainsi qu'il a été caractérisé et qualifié par le grand capi-

taine qui dirigea les mouvements et précipita les coups de l'armée victorieuse ?

a Wagram ! disait le rapport oflBciel , bataille décisive et à jamais célèbre, où trois à quatre cent mille hommes , douze à quinze cents pièces de canon se battaient pour de grands intérêts sur un champ de bataille étudié, médité, fortifié par F ennemi depun plusieurs mois.

» Le jour de la bataille , Macdonald^ disent les Mémmres de Sainte-Hélène , manœuvra avec habileté et mérita les éloges de Napoléon; mais ce furent le changement de front, Taile gauche en arrière, exécuté par les ordres du prince Eugène; le feu de la batterie des cent pièces de canon de la garde, dirigé par le général Lauriston^ aide de camp de Napoléon; le mouvement du corps du maréchal Davoutj qui tourna toute Taile gauche de l'ennemi, qui décidèrent de la victoire. » {Mémoires de Napoléon. )

Grâces soient rendues au génie qui représentait à Wagram , comme sur tant d'autres champs de bataille, la France libératrice et non pas oppressive; il a réfuté d'avance les vaines hypothèses et les misérables commentaires du soldat qui se complaisait à diminuer la gloire de nos armes, en attendant de la renier et de la trahir.

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