‹ Réfutations des mémoires du maréchal Marmont, duc de RaguseChapitre 163 sur 207 · LIVRE DOUZIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIEME

gaivre ses avantages en poussant jusqu'à Tœplitz, «près avoir assuré l'occupation du poste de Péters* walde par les troupes françaises. Mais rien n'in^ dique que Vandamme eût reçu de TEmpereur la proinesse d'un appui que celui-ci aurait ensuite oublié de lui envoyer, ou qu'il se serait dispensé de lui fournir, par suite dés événements de la Silésie , et aans le prévenir de ce changement de résolution. • Le duc de Raguse , qui déclare si hardiment que Napoléon fut le seul coupable et le véritable auteur de ia catastrophe j ajoute pourtant à cette accusation si exclusive quelques observations qui tendent à incriminer d'autres chefs de corps , le maréchal Gouvion Saint-Cyr, par exemple , et Vandamme lui-même , dont il s'est empressé de proclamer tout d'abord la parfaite innocence.

Le maréchal Saint-Cyr, d'après le maréchal Marmont, pouvait diminuer la gravité du désastre, et « il n'est pas, dit-il , exempt de reproches. Il suivait Kleist, et arriva à Ebersdorf. C'est de la hauteur, en avant de ce poste, qu'il vit l'événement du 30. S'il est arrivé le 29, il est coupable de n'avoir pas des* cendu le plateau et de ne s'être pas joint à Vandamme; s'il n'est arrivé que le 30 au matin , il ne pouvait pas déboucher; mais alors il est coupable d'avoirperdu de vue Kleist. En le suivant l'épée dans les reins, il l'arrêtait, et la route de Péterswalde restait libre au général Vandamme, et peut-être même l'enchaî-

3M RÉFUTATION DES IfÉMOIRES DU DUC DE RAGUSE.

nement des oirconstances aurait pu, YandamiDe battu et se retirant , eutratner la perte de Kleist, 9 (V, 168.)

Mais ce reproche, adressé au maréchal Sainte Gyr, justifie la confiance que manifestait Napoléon à Dresde^ et que Marmont condamne m hautement, L'Empereur comptait certainement sur Saint^Cyr; comme sur Marmont lui-même , pour aider Van»

damme à tirer le meilleur parti pa^gible de aa belle position. Il faisait écrire, le 30 au matin, au oom« mandant du quatorzième corps, par le major gêné* rai ! « Je reçois votre lettre datée de Rheinhards Grimme, par laquelle vous me faites Connaître que vous vous trouvez derrière le sixième corps. L'intention de Sa Majesté est que vous appuyies le sixième corps; mais il serait préférable que vous pussiez trouver uu chemin sur la gauche, entre le corps du duc de Raguse et le corpi du gé*' néral Vandamme^ qui a obtenu de grands succès sur Tennemi. ^

Si les instructions de l'Empereur, envoyées aux chefs des sixième et quatorzième corps , avaient pu être suivies exactement et exécutées à temps , et si le commandant du premier corps ne se fût pas sur» tout complètement dessaisi de la garde des hauteurs qui dominaient la grande porte des débouchés de la Bohême, le désastre de Culm eût été évité, Malr heureusement , le temps manqua au maréchal Sain(p

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