LIVRE CINQUIÊI^IË. Î
au village de Marengo. L'armée ennemie était dans la plus horrible déroute; chaeun ne pensait plus qu'à fuir. L'encombrement devint extrême sur les ponts de la Bormida , où la masse des fuyards était , obligée de se resserrer, et, à la nuit, tout ce qui était resté sur la rive gauche tomba au pouvoir des troupes de la République, » (Mémoires de Napo- /eon, VI, 236,237,238.)
On chercherait en vain dans ce récit, remarquable par sa précision autant que par sa simplicité, la moindre trace, soit du conseil de guerre tenu à cheval, soit de l'apostrophe de Desaix à Bonaparte : C'est ainsi j général, que l'on perd les batailles ^ soit de l'appel réitéré de Desaix au canon de Marmont , et du rôle immense de ce canon à la fin de la journée. Malgré tout ce qu'a pu imaginer le duc de Raguse, la victoire de Marengo reste l'œuvre de celui qui , sans méconnaître les chances et les avantages que la supériorité du nombre donnait à l'ennemi , se porta plein d'assurance sur le champ de bataille au premier bruit de la canonnade , arrêta et ramena au combat la division Victor, soutint dans sa retraite et fit ensuite marcher en avant la division Lannes , dirigea dans ses mouvements pour tourner l'ennemi la division Saint-Cyr *, poussa au feu Desaix,
* Le duc de Raguse devait protester comme il Va, fait contre le récit de la bataille de Marengo que Napoléon a inséré dans ses Mémoires, car le témoignage du Premier Consul infirme absolument la fabuleuse nar-
i04 RÉFUTATION DES MÉMOIRES DU DUC DE RAGUSE.
Boudet et Kellermann, et^ tant que dura la lutte, se jeta lui-même , à4a tête de son état-major et des intrépides grenadiers de sa garde , au milieu des boulets et des balles, pour être en mesure d'enflammer les soldats et de guider les généraux partout où les circonstances exigeaient l'appui de son coup d'œil , de sa voix et de son exemple.
Une paix glorieuse suivit de près cet éclatant triomphe. Le cabinet de Vienne était atterré; il accepta les conditions du vainqueur. Le rétablissement de la République cisalpine et de la République ligu-
ratkm da génénl de TaHUlerie. U ne yeut pis admettre que les généraux aient fait mouToir leurs dirisions d^isprès un plan d^ensemble combiné et airèté par le génial tm dief , et qoe Carra Saûrt-Cyr se sait IrouTé , par exemple» sor les flancs on sur les denrièiesde l^eanemi par ordre de Bonaparte et en précision des érénements qui ma rquè re n t la fin de la journée. U a son idée de la campagne de liumgo ntérocablement àiét^ et il tot qu'elle préiale quand mèana. On peut la résumer ainsi :
1* Le Premier Consul s'engagea à tiiTers les Alpes sans préToir les otsiades qu'il allait rvucontrer à dmque pas. U i^nsffait mnapif liment c« qui rtattendait au fort de fiud» ainsi que le panriff poeailiie par le petit Saint'^mard. Heureusement Marmont snppléa Boaaparte et lera toutes les diflkultés pur la kvdiesse de ses eaMepitos. Saaa cela la campagne a^urtait*
J* l^I^wmier Consul» eu di^wmininl ses troupes aa lieu de les cou-* rentrer» sV\pe«u aux plus graufe tffets» Tuafti qrfB lêfiit faBenaent ^ in - *-! ^^TTirn in VJr li ii iuwi , il luiait l a hilHHw niiÉl fin la ilMni ài Mai^fu^a » si Diitsaix aiVIail surtema à la iu ée k j^^ le Ftemier OnkuI et pour pc«sser HurmanÉ de Ue jauer le caueu, tA si >fcNruM«t uVèt rameue bicA ¥ile la ^rirtaiis «us k Aupeun de la rttaMC#|uruM9uhediwl Mkt iat d'Mbn* pfem MvvcaHX quVik
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