‹ Regards sur la terre promiseChapitre 13 sur 121 · LL ST · texte numérisé non relu

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matérielles. Mais le paradoxe n’est qu'apparent. Les Jeunes gens, par exemple, savent bien que la mort existe, mais aucun d’entre eux n'y songe. Or, elle ne | surprend ni le vieillard, ni l’adulte quelque peu sage. | Ét jimagine qu’il est bien plus aisé de conduire une | automobile que d'apprendre le sens des idéogrammes | chinois ou des symboles brahmaniques. Les miracles

de notre temps ne sont pas le fait d’une méditation | séculaire sur la constitution de l'univers et la destinée | de l’homme, mais d’une lente accumulation de petits | travaux anonymes, presque automatiques le plus sou- | vent, qui senchaînent de proche en proche. Leur point î de départ, peu éloigné, doit être recherché plutôt dans une discipline exacte imposée par leur nature même aux cerveaux de l'Occident et visant un but très mesquin et limité dès l’abord, que dans l’'envergure même des recherches de ces cerveaux.

Il est fatal que l'immense élargissement de ce but Surprenne les intelligences asservies à cette discipline exacte. Quel que soit le respect que J éprouve pour Descartes, j'affirme qu'il se montrerait beaucoup plus étonné des résultats seconds de sa méthode que Vyasa ou Lao-Tsé. La conscience de l'unité physique du monde, que de tels miracles démontrent, et même mesurent et pèsent en bouleversant de fond en comble nos notions d'espace et de temps, celles où précisément

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