‹ Regards sur la terre promiseChapitre 2 sur 121 · TRE · texte numérisé non relu

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Les Essais qui forment ce livre ne sont pas des antietpalions. Je ne prétends pas y prédire ce que seront la religion, ni la morale, ni la formule politique ou économique, nt la science, ni l'aspect spiriluel des sociétés qui naissent. Je constale qu'elles naissent. Je constate même que le trop court passage des formes révolues aux formes embryonnaires d'association entre les homines, nous tnflige une anxiété proportionnée aux certitudes que nous devions au long passé de ces formes révolues. Le monde a plus changé depuis cinquante ans qu'il n'avait changé, il y à cinquante ans, depuis toujours. Et je tente ici de dégager de son anarchie présente plutôt des négations que des affirmations. D'exposer ce que ne peuvent plus être les organismes en genèse, plutôt que ce quils seront. Ils ne seront pas ce qu'ils furent. Ils ne le sont déjà plus. L'acharnement que des esprits distingués apportent à maintenir dans le chaos les charpentes traditionnelles qui étayaient l'âme européenne depuis les origines du christianisme, est d'autant plus digne d'attention que beaucoup d'autres, parmi les plus résolus à abattre ces charpentes, ne voient cependant que celles-là de possibles au fond d'euxmêmes, et s'abandonnent de ce fait aw désespoir. Les adhésions aux formes les plus orthodoxes du catholicisme et les plus rétrogrades du consérvatisme social revétatent encore avant-hier une allure de snobisme mondain et de

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